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Dans les glandes jdont les vaisseaux aboutissent à un

AfïATOHIE PATROLOGIQtlK SÎ>£âULl!. 33^

ôt'gane enflammé, comme par exemple, dans les catarrhes chroniques et les ulcères de la cavité buccale, du conduit auditif, dans les exanthèmes du cuir chevelu, surtout chez des scrofuleux; dans ces cas l'hypertrophie passe souvent à l'inflammation. Elle existe aussi dans les inflammations étendues du tissu cellulaire, dans la carie, la nécrose des extrémités inférieures; l'hypertrophie des glandes inguinales est alors trèsconsidérable.

2.° Dans les glandes de certaines régions, par exemple, du cou, des bronches, ou dans tous les ganglions du corps sans inflammation dans les parties voisines. Ces hypertrophies sont surtout fréquentes chez les enfants; rares comme affections locales chez des sujets bien constitués, elles accompagnent en général l'affection scrofuleuse , ou suivant l'expression en usage, elles constituent des produits de la diathèse lymphatique.

L'hypertrophie de tous les ganglions est très -rare; elle se rencontre aussi chez les adultes, avec ime atrophie générale et Un état de marasme. D'après les intéressantes recherches de WiRGHOw, chez des malades de ce genre la sanguification était tout à fait troublée, et cela par une production tellement considérable de globules blancs, qu'ils donnaient au sang un aspect laiteux {leukémie)^ état que WiRCHOw a rencontré aussi dans des cas de tumeurs chroniques de la rate. Ces faits donnent beaucoup de probabilité à l'opinion, d'après laquelle la rate et les glandes lymphatiques seraient les organes de formation des globules sanguins.

L'hypertrophie peut progresser, rester stationnaire à un certain degré ou bien diminuer, et le ganglion revenir à son volume normal.

L'atrophie des glandes lymphatiques a été observée dans la vieillesse et dans l'amaigrissement général; les ganglions deviennent plus petits, plus durs, leur parenchyme disparait uniformément ou seulement dans quelques points, et le tissu conjonctif devient plus apparent.

La disparition complète de ces glandes se voit aussi après une inflammation.

340 ANATOMIF PATHOLOGIQUE SPECIALE.

INFLARUH ATION. — L*inflammation des glandes lymphatiques est très-fréquente. Le ganglion et le tissu cellulaire qui Fentourent sont en général fortement injectés, souvent même parsemés d'ecchymoses plus ou moins étendues ; ils sont de plus infiltrés d'exsudat, ramollis et tuméfiés* L'exsudat est distribué d'une manière égale dans tout le ganglion , ou accumulé dans divers points, tandis que le reste de la glande est intact; cet exsudât est séreux ou riche en fibrine, il peut être résorbé complètement, s'organiser en tissu conjonctif (induration) ou en pus; d'autres fois il se dessèche, devient tuberculeux, se mortifie, et se réduit avec les tissus qu'il comprend en une masse sèche, jaune, friable, ou bien il se ramollit en une bouillie moléculaire, comme par exemple, dans l'inflammation des ganglions mésentériques avec des ulcérations typhoïques dans les intestins.

Cette inflammation est aiguë ou chronique, et s'observe surtout dans les glandes qui aboutissent à des organes enflammés; ici appartiennent les bubons syphilitiques; un certain nombre des tumeurs ganglionnaires scroMeuses qui apparaissent dans les exanthèmes du cuir chevelu , dans les ulcères de la bouche, du nez ou de ia gorge, etc.; l'inflammation des ganglions bronchiques et mésentériques dans les inflammations pulmonaires et intestinales, dans les ulcérations intestinales typhoïdes. On les rencontre encore comme symptômes concomitants d'un procès morbide général , par exemple sous forme de bubons dans la peste, comme inflammation des ganglions mésentériques dans la fièvre typhoïde , ^an^ ulcération intestinale.

NÉOPLASMES PATHOLOGIQUES. — Le tissu conjonclif néoplaslique provient des exsudais inflammatoires organisés* On voit parfois dans le parenchyme glandulaire ou à sa place, les éléments dn tissu conjonctif imparfait comme la cause d'une hypertrophie considérable des ganglions lymphatiques (LneERT). Ces sarcomes des ganglions lymphatiques se montrent chez les scrofuleux et même chez des sujets d'ailleurs parfaitement sains.

On trouve fréquemment, après l'inflammation des ganglions ^ du pigment néoplaslique; il provient de la transformation de

rbématine en pigment noir, et se présente sous forme de petites granulations dans le tissu même du ganglion , auquel il cootimunique une teinte grise ou noire.

Le pigment noir se développe surtout dans les glandes bronchiques, où il est tellement commun à l'âge moyen de la vie et dans la vieillesse, que là comme dans le poumon, sa présence ne constitue pas un phénomène anormal; cependant des hjpérémies répétées , avec extra vasation d'hématine, paraissent la cause probable de cette production pigmentaire. Ce pigment forme des taches isolées ou est distribué uniformément dans tout le tissu de la glande , quelquefois le parencliyme normal manque complètement à côté , et il ne reste plus que la trame celluleuse.

Les concrétions se montrent souvent en masses crétacées, dures comme des calculs, ou ossiformes; les sels calcaires siègent dans des exsudats inflammatoires ou dans des tubercules.

On cite quelques cas de kystes^ qui ne sont probablement que des abcès anciens ou des cavernes tuberculeuses à contenu athéromateux. '*;.•'

Le cancer, surtout l'éncéphaloïde, est fréquent dans les glandes lymphatiques; il s'y développe souvent idiopathiquement et acquiert un développement énorme; ici appartiennent le cancer rétropéritonéal y dégénérescence encéphaloïde des ganglions lymphatiques qui accompagnent les gros troncs vasculaires dans Fabdomen, lés cancers du médiastin , ^\x\ prennent leur point de départ dans les ganglions situés le long de Tœsophage et de la trachée artère, les cancers des ganglions ceivicaux, etc. Fréquemment le cancer s'est propagé secondairement des organes voisins, ou bien il se trouve dans des glandes qui conduisent à des organes affectés de dégénérescence cancéreuse.

Les tubercules des ganglions lymphatiques sont à côté. des tubercules pulmonaires et intestinaux, ceux qui se présentent le plus fréquemment comme signes de la diathèse tuberculeuse. Ils forment des nodosités grises ou jaunâtres^ isolées, par groupes ou confluentes ; plus souvent on les trouve à l'état d*mJiltràtion tuberculeuse , avec transformation générale ou partielle du tissu glanduleux en une masse tuberculeuse jaune, et cela avec toutes

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les métamorphoses:, ramollissement, formation de cavernes, crétification , etc. Les glandes lymphatiques peuvent acquérir une tuméraction énorme et former des masses noueuses, agglomérées, d'un volume considérable. Cette dégénérescence tuberculeuse est déterminée par une exsudation et une métamorphose rétrograde consécutive de Pexsudat et des éléments des ganglions. Suivant WiRCHovfT, il ne se fait point d'exsudation, mais la formation de tubercules est précédée d'une hypertrophie de la glande, qui repose sur une production endogène de cellules, à la suite de laquelle les éléments des ganglions s'atrophient et constituent la masse tuberculeuse.

Les tubercules se développent 'aussi primitivement dans les glandes lymphatiques, sans autre trace de tubercules dans le reste de l'économie ; c'est ainsi qu'on observe , sans développement concomitant de tubercule dans les poumons ou dans les intestins, la tuberculisation des ganglions du cou, du médiastin , des ganglions situés le long du trajet des gros vaisseaux de f abdomen. Ces ganglions tuméfiés sont généralement regardés comme des tumeurs ganglionnaires scrofuleuses , en effet l'babitus du malade et les autres symptômes qu'il ofire font supposer un état sçrofuleux général; toutefois ces tubercules peuvent guérir en se ramollissant et en se vidan t au dehors ; et quand un de ces malades vient à succomber, souvent on ne trouve pas de tubercules ailleurs. D'autres fois au contraire , il existe en même temps des tubercules dans les poumons, dans le cerveau, 3ans le péritoine, dans les testicules, etc.; la diathèse tuberculeuse l'emporte alors sur la cachexie scrofuleuse, et les tubercules ganglionnaires ne constituent évidemment dans ces cas qu'un symptôme d'une cachexie tuberculeuse.

Les glandes bronchiques et mésentériques sont rarement aflectées primitivement; en général la dégénérescence tuberculeuse s'y manifeste seulement après que le poumon et le canal intestinal sont déjà devenus le siège de tubercules et d'ulcérations tuberculeuses. Chez les enfants elles atteignent quelquefois un volume énorme, et leur dégénérescence entraîne à sa suite l'atrophie et le marasme.

ÀNATOMIE PATBOLOGIQUE SPECIALE. 343

H* lie «ans*

En traitant des conditions générales de l'organisation pathologique , nous avons déjà appris sous quel point de vue on devait considérer les altérations du sang ; nous allons maintenant examiner rapidement ces modifications elles-mémefi.

1«° V augmentation de la quantité générale du sang, la pléthore , est un ensemble de symptômes rassemblé par les praticiens, mais nullement une modification survenue dans Féconomie et basée sur des recherches exactes* Dans le sang de sujets qui avaient présenté les symptômes de la pléthore, les globules rouges ainsi que la proportion de Talbumine dans le sérum avaient légèrement augmenté.

2/ La diminution^ de la quantité générale du sang, anémie , otigémie , est bien évidente immédiatement après des pertes abondantes de sang ou d'autres humeurs; mais hors de ces conditions il &ui se garder de confondre cet état avec l'hydremie ou avec la chlorose. Les modifications dans leis parties constituantes du sang ne sont pas constantes chez les anémiques 9 le plus souvent les globules rouges ont diminué ; souvent l'anémie se transforme en hydrémie.

S."* Vhydrémie s'observe chez les hydropiques : le sang est très-fluide, riche en principes aqueux, peu chargé d'albumine, semblable à du jus de viande, pale; en se coagulant, il forme un gâteau très-mou, gélatiniforme. Les globules rouges ont diminué. Ces changements ne sont en général qu'un efFet secondaire d'une affection locale; quant à savoir s'il existe une hydrémie idtopathique déterminant des affections locales, q*est encore une question à décider.

4.'' V augmentation de la fibrine et la diminution des globules rouges se voient comme affection secondaire après les inflammations, après des saignées et dans la grossesse, états qui ont pour caractère commun des pertes de sang. Les conditions de cette crase sont inconnues.

6." La diminution des globules rouges forme la modification essentielle du sang dans la chlorose i ses autres éléments consti-

tuants n'éprouvent aucun changement. Reste encore à déterminer si celte modification est primitive et provoque les autres phénomènes morbides, ou bien si elle est eile-méme d'abord déter* minée par des modifications dans la sphère du système sexuel.

6/ \J augmentation des globules blancs se rencontre dans différentes conditions : *

cl) Dans la pyoémie , où elle parait représenter une crase produite directement par la cause morbid<î;

b) Dans les maladies aiguës , telles que le typhus » le choléra, etc., comme altération secondaire;

c) Dans les gonflements chroniques de la rate et l'hypertrophie générale des ganglions lymphatiques.

Cette augmentation est portée quelquefois à un tel point que le sang praid un aspect laiteux : leukémie.

7.* \J augmentation de la graisse dans le sérum sous forme de molécules graisseuses, s'observe particulièrement chez les ivrognes et dans les maladies du foie , l'albuminurie, la tuberculisation, le diabète et le choléra. D'après Lermann, l'augmentation de la graisse dans le sang est toujours déterminée par des affections chroniques ou aiguës du foie , comme cela a lieu en particulier chez les ivrognes , les diabétiques.

8.* On appelle chjrleux, le sang dont le sérum est trouble; cette apparence est produite par l'augmentation des globules blancs et des gouttelettes de graisse; elle peut aussi être due à des particules d'albumine suspendues dans le sérum.

9.^ Le pigment se présente dans le sang, à l'état de petits granules et de cellules , mais les données à cet égard sont trop incomplètes encore pour rien avancer de positif. Le pigment parait surtout se former dans la rate.

10.* Vurée se trouve en quantité anormale dans toutes les dégénérescences du rein , qui entravent l'activité fonctionnelle de cet organe , particulièrement dans la maladie de Bright. Chez ces malades on a aussi rencontré l'urée dans les exsudats.

1 1 .° La matière colorante de la bile existe en quantité anormale : dans les cas d'obstacle à l'écoulement de la bile hors du foie ou de la vésicule biliaire , de troubles fonctionnels du foie par

dégëncrescences de cet organe, dans les cas où le pigment biliaire se produit trop rapidement dans le sang (ictère des nouueau'tiés). Le sérum du sang et tous les tissus qu'il imbibe, acquièrent une teinte jaunâtre.

12/ Le sucre existe en quantité anormale dans le diabète sucré.

1 3.* Le carbonate d'ammoniaque se trouve dans ralbuminurie, le typhus, le choléra et dans toutes les maladies aiguës, surtout dans la variole et la scarlatine. S'appuyant sur ses propres obser- ^vations, Lebmann pense que les symptômes de l'urémie, qu'on rapport d'habitude à l'urée, sont occasionnés par la prés^enoe de l'ammoniaque dans le sang. Fiuerichs est du même avis.

Vétat physique du sang sur le cadavre a été rangé par Lebmann d'après les recherches de Roritansky et de Engel, sous les six groupes suivants :

« 1) Chez les sujets qui ont succombé à des inflammations vioa lentes, le sang, à Tautopsie, se distingue par sa consistance, sa « couleur d'un rouge brun , sa coagulabilité. Ce sang devient d*un «rouge plus vif au contact de l'air, ne se coagule que dans les «gros vaisseaux, et reste fluide dans les vaisseaux de petit calibre «et dans les capillaires; les caillots dans le cœur et dans les gros « troncs sont presque toujours compactes et d'un rouge brun. «C'est en raison de son extrême consistance que cette espèce «de sang s'infiltre moins dans les tissus que toutes les autres.

«2) Dans les maladies aiguës du cerveau et de la moëUe «épinière, le sang est. épais, d'un rouge brun sale, non coagulé, «et ne fournissant jamais de coagulums fibrineux.

«3) Un sang d'un rouge bleu et noir, épais, non coagulé et « non coagulable, qui , dans des circonstances favorables, dépose «quelquefois des caillots de fibrine dans le cœur et dans les gros «troncs vasculaires, embrasse certainement plusieurs variétés de «sang altéré; en effet ces caractères se rencontrent sur le cadavre, «après des maladies très diverses et même qui s'excluent les unes «les autres, à savoir après la pléthore (due à des affections du «cœur), le typhus, là tuberculisation aiguë, les empoisonne- «ments par les narcotiques ou. par les préparations de plomb, le « choléra , après des sueurs ou des diarrhées excessives et subites*

346 ANATOMIE PATHOLOGIQUE fiPÉClÂLE.

«4} Un sang liquide, d'un rouge pâle ou vermillon , non «coagulable, n'imbibant pas facilement les tissus malgré sa «fluidité, mais qui dépose soutent dans les gros vaisseaux des «coagulums fibrineux considérables, un sang pareil n'a pas de «signification très-précise; car ces caractères s'observent égate- «raent après les procès morbides les plus variés, quand le sang «est devenu aqueux à la suite de fortes pertes; aussi trouTe- ;t-on ce sang après des saignées trop répétées, des hémor- «ragies, des exsudations, considérables, des diarrhées et des '«sueurs profuses qui ont longtemps continué, dans fanéniie «qui Suit ordinairement le typhus et tes exanthèmes aigus, '«et enfin dans l'atrophie sénile.

« 5) Un sang fluide, d'un bleu noirâtre, non coagulable, très- « abondant dans tout le système vasculaire , imbibant facilement «les différents tissus et ne déposant nulle part des caillots de «fibrine, se rencontre dans les aflections valvulaires du cœur.

«6) Enfin on distingue encore une espèce de sang néoro^coépique, qui est liquide, non coégulable, d'une couleur bruA sale, «ne donnant jamais lieu à des coagulums fibrineux, imbibant «facilement les tissus, seulement en petite quantité dans les '«gros vaisseaux et presque pas dans le cœur, tandis qu'il s'accu- «mule dans les capillaires. Cet état se trouve après que le «nang a 'subi une décomposition ou une infection, comme par «ëxemi>le dans là pydémie , la fièvre puerpérale, le scorbut , etc.

«Quant 'au mode- de formation' de ces caillots fibrineux « polypiformes , qui se produisent aux dépens d'un sang très-

- ^a pauvre en fibt^ine et non coagulable , il est encore loin d'être

«connu; oh était sèutemeilt que te ralentissement de la cireu-

'^latiori déterminé par la faiblesse du sujet ou des obsttfoles

^ 'Vnié<iâniques, peu dinstants avant la mort, favorisent la pro-

- «du^ion de ces caillots^ voilà pourquoi on les rencontre ' « surtout a^rèstinefldngue agonie» Leff caillots fibrineux dont la > ^«jpfh)dûction est purement locale i, commedans les^anévrismes, * «Toblitération des veines, la phlébite indiquent uii niodesem-

«blabte de production.» (Lbhuann, Chimie physiologique.)

ANATOMIE PATHOLOGIQUE SPÉOiLE. 347

ANATOIIB PATH0L06I(UE DES GLANDES VASCUIAIIŒS.

!• Rate*

La rate présente sur le cadavre une structure très -variée; aussi Pétude de cet organe, l'appréciation des désordres dont il est le siège, sont-elles remplies de difficultés; et nous laissons à des recherches ultérieures à décider si, parmi les divers aspects que nous regardons comme pathologiques , il n'en est pas qui rentrent dans les conditions physiologiques de Téconomie, et vice versa.

La rate de l'embryon est petite , molle , d'un blanc jaunâtre dans tes premiers temps, plus tard d'un rouge vif; chez le nouveau-né et dans l'enfance, par rapport au reste du corps, son Tolume augmente en même temps qu'elle devient plus compacte et d'un rouge cerise; chez l'adulte ses dimensions sont très-variables ; nous ne savons pas encore jusqu'à quel point ces difierences dépendent de dispositions individuelles ou des fonctions physiologiques. Son enveloppe et sa trame charnue sont généralement solides et bien développées; la surface d'incision d'un rouge foncé, lisse ou à gros grains, molle, se couvre promptement de sang, ou bien elle est plus claire, plus compacte, lisse et présente peu de sang, les corpuscules de Malpighi sont tantôt visibles, tantôt peu distincts. A un âge avancé, la rate se rapetisse, prend une teinte d'un bleu foncé ou grisâtre; la surface d'incision est lisse, pauvre en sang, la pulpe disparaît, la trame fibreuse ressort davantage; parfois chez les vieillards l'organe a diminué de moitié ou d'un tiers, son enveloppe est froncée, la coiipe grisâtre, pauvre en sang, homogène, la consistance coriace.

La forme de la rate présente aussi de nombreuses différences : ainsi elle est tantôt plus arrondie , tantôt très-allongée , à bords

348 AlfàTOMIB PATHOLOGIQUE SPECULE.

tranchants, ou ronds et épais; parfois elle est écbancrée et présente des lobes profonds ou superficiels.

Il n'est par rare de voir une portion de la rate (surtout à l'extrémité inférieure) entièrement séparée de Forgane et existant librement à côté de la rate, comme rate succeniuriée ; d'autre part , dans le ligament gastro - splénique et dans le grand épiploon on trouve des corps ronds , de quelques millimètres à plusieurs centimètres de grandeur, au nombre de 3 à 20 , d'une structure analogue à celle de la rate , et qui doivent être considérés comme des rates accidentelles (Liencou ,

LlENES SUCCENTURATl).

Quant aux vices de conformation de la rate, ce sont : l'absence de Forgane ou sa petitesse anormale, et sa position à droite dans l'inversion viscérale.

HTPÉRBiniB — ANÉMIE. — La quantité de sang , que contient la rate, est soumise à des variations considérables; ainsi tantôt nous la trouvons gorgée de sang , tantôt ce liquide ne coule qu'en faible jet de àon parenchyme, qui alors est pâle* On doit admettre que la quantité de sang est augmentée pathologiquement dans la rate , en un mot qu'il y existe une hjrpé" rémie, non-seulement quand elle est gorgée de sang, mais encore quand elle dépasse par ses dimensions les limites ordinaires. Sur le cadavre cet état se rencontre moins souvent que l'hypertrophie , que laissent à leur suite les hypérémies de longue durée; du reste, aussi longtemps que nos connaissances ne seront pas fixées sur la nature des terminaisons artérielles, sur celle des radicules veineuses, et sur le rapport qui existe entre le système capillaire et le parenchyme splénique, aussi longtemps il sera impossible de décider si l'on a sous les yeux une faypérémie ou une hypertrophie des éléments de sa pulpe.

L'hypérémie reconnaît souvent pour cause un obstacle à l'écoulement du sang veineux , comme , par exemple , dans les maladies du foie, dans les affections valvulaires du cceur : la rate a augmenté de volume, en général sa substance est d'un rouge foncé et consistante, sa capsule lisse, tendue (vidf. Hypertrophie).

ANATOMIE pathologique SPECIALE. 349

D'autres fois rhypérémie est la suîle d'un coup , d*un cboc sur la région splénique ; la rate est plus volumineuse , gorgée de sang, sa pulpe très -molle; souvent sous l'influence d'un épancbement sanguin, elle se réduit en une bouillie liquide; quelquefois la rate présente en même temps des déchirures intéressant jusqu'à son enveloppe. Dans la fièvre intermittente et dans le typhus il se fait aussi des ruptures de la rate, à cause de sa trop grande réplétion sanguine.

On considère aussi , et à juste titre , comme provenant d'hypérémies , les hypertrophies de la rate qui acccompagnent certaines affections aiguës générales , bien que les conditions de ces hypérémîes soient encore enveloppées d'ime grande obscurité.

Les hypérémîes ont fréquemment pour suite de petits extravasats dans le parenchyme et dans l'enveloppe de la rate (t;W. Pigment); on leur attribue en outre les épaississements de la capsule et du feuillet péritonéal.

V anémie accompagne constamment l'atrophie de la rate; peut-être même occasionne-t-elle cet état.

HiKPEaTROPHlB — ATROPHIE. — V augmentation de volume de la rate, d'ailleurs très-fréquente , est souvent passagère et ne peut se diagnostiquer sur le vivant qu'au moyen de la percussion (suivant Rokïtansky, une capsule qu'on trouve froncée à l'autopsie, doit faire conclure à l'existence d'une hypertrophie pendant la vie), quelquefois elle est persistante et produite alors par une augmentation dans la quantité du sang, par un accroissement de la pulpe , ou par des exsudats. Les causes de Thypérémie et de l'hypertrophie sont pour la plupart inconnues.

Dans riiypertrophie vraie, la rate augmentée de volume présente seulement les éléments normaux; on comprend ordinairement cet état, ainsi que toutes les autres augmentations de volume de cet organe , sous le nom de tumeurs spléniques , qu'on divise en aiguës et en chroniques, d'après leur mode de développement.

a) Une hypérémie mécanique a produit l'hypertrophie : l'augmentation de volume dépasse les dimensions ordinaires du double

iM kkkroÛtt PÀTBOiOGÎQUE SpÉaiLtfi.

et du triple, ta rate est dure, compacte, la surface d'incision d'un rouge de sang ; il n'^ a pas de changements de texture.

b) La. tuméfaction de la rate se présente dans des maladies générales aiguës (typbus, exanthèmes, choléra, tuberculisation aiguë) , la rate augmente rapidement [de volume et dépasse de 3-4-6 fois les dimensions ordinaires; l'organe est d'un rouge foncé, mou, la coupe en général d'un rouge foncé ou violet, pulpeuse, à gros grains; le parenchyme spiénique souvent dilQuent comme une bouillie d'un rouge de sang. On ignore 81 l'hjpérémîe qui produit cet état, est liée à une exsudation. En même temps que la maladie guérit, l'organe revient à son volume régulier.

c) Les tumeurs consécutives aux fièvres intermittentes (gâteau spiénique) i aux suppressions menstruelles et aux hémorroïdes, marchent aussi dans le principe avec rapidité; elles reposent probablement sur des hypérémies et sont susceptibles, cellesci une fois disparues, de revenir entièrement à l'état normal. Mais dans certains cas, en même temps que l'hypérémie existe, le plasma épanché au dehors augmente, et par là la structure de la tumeur se trouve modifiée. Les dimensions de ces tumeurs sont parfois énormes; elles acquièrent 27 à 43 centimètres de longeur, 10 à 18 centimètres de largeur, 8 à 10 centimètres d'épaisseur, et pèsent de 5 à 10 kilogrammes; comme toutes les tumeurs, elles s'accroissent dans le principe vers en haut, en soulevant le diaphragme, plus tard elles augmentent aussi vers en bas , s'étendent jusqu'à la crête iliaque gauche , ou bien se placent transversalement jusqu'à l'os iliaque droit. Elles sont dures, élastiques, friables; la capsule est épaissie; la coupe d'un rouge brun ou gris , pauvre en sang , lisse , homogène et compacte, n'offre aucune trace de la structure pulpeuse de la rate normale. L'examen microscopique fait voir, outre les été^ ments du tissu spiénique , une masse fibrineuse amorphe , des cellules néoplastiques , des fuseaux et du tissu conjonctif.

d) Les sujets rachitiques, scrofuleux, les individus qui ont succombé à une cachexie syphilitique ou mercurielle, et même des malades chez lesquels il n'existe pas de maladie chronique

générale, présentent parfois des tumeurs spléniques tout à fait semblables* L'hjpertrophie se développe lentement et atteint le même degré que dans le cas précédent; la rate offre la même structure, est dure et cassante, la surface d'incision lisse, rarement à gros grains, parfois lardacée, la coloration d'un bleu rouge ou d'un rouge brun assez clair. On trouve parfois en même temps un foie gras et une dégénérescence granuleuse . des reins. Ces deux dernières espèces de tumeurs spléniques reslent ordinairement dans le même état jusqu'à la mort; il est rare qu'elles diminuent et disparaissent complètement. Leur mode d'action sur la sanguification et sur la nutrition n'a pas encore été clairement démontré; dans plusieurs cas, Wircbow a noté une augmentation considérable des globules blancs du sang.

La diminuUon de volume de la rate est toujours liée à une anémie. Outre l'atrophie produite par les progrès de l'âge, la rate se trouve encore dans cet état après le tjphus et d'autres maladies aigu^^, ou bien quand elle se trouve comprise, dans des exsudations péritonéales solides et liquides, qui durent depuis longtemps , ou bien encore sans cause connue, ^s dimensions sont parfois très -réduites; elle n'a que £ centimètres de longueur, 12 millimètres d'épaisseur; en général alors sa consistance a augmenté, rarement elle a diminué, coloration p&le , brune ou d'un gris bleuâtre. On n'a pas noté jusqu'ici d'influence de l'atrophie splénique sur la nutrition. INFI^AMMATION — li^FARCTUS. — L'histoire anatomique de la splénite vraie est encore à faire. Les foyers inflammatoires circonscrits, primitifs ou secondaires, doivent être rap* portés pour la plupart à l'infarctus hémorragique; touteibis il est possible que certaines tumeurs aiguës ou chroniques de la rate reposent au fond sur une .inflammation. Les divers phénomènes morbides , au moyen desquels on a construit le tableau symptomatique de la splénite chronique ou aiguë , soûl dus à des hypérémies, à des hypertrophies chroniques, àdeff abcès spléniques; ou bien ils surviennent sans aucune affection essentielle de la rate.

â5â iNATOllIC t>ATHOLOGIQ0E âpéciÂtfi.

Vinfarctiis hémorragique (ou plus rarement Tinflammalion circonscrite) est fréquente dans la rate; elle se présente comme affection spontanée, ou comme une suite des coagulums dans le système circulatoire (endocardite ou phlébite). Il forme des foyers solitaires ou multiples, en général périphériques, ciméiformes, ayant souvent la base tournée en dehors ; leur volume varie de quelques millimètres à 2*5 centimètres de diamètre. Les foyers sont à bords tranchés, solides, au début d'un brun rouge, cassants; plus tard ils prennent ime coloration d'un brun rouge ou jaune, deviennent plus secs, et finissent par offrir les divers modes de terminaison ordinaires aux infarctus hémorragiques.

Fréquemment il s'y déclare une métamorphose rétrograde, il se forme du tissu conjonctif , du pigment et le foyer se change en une cicatrice couleur de rouille, jaunâtre; ou bien la fibrine de l'extravasat persiste à l'état de crudité , i'hématine est résorbée et il reste une ma«se jaune, sèche, dure, tuberculiforme; parfois des sels calcaires sont mis en liberté et il se développe des concrétions.

Il survient souvent de la suppuration, le foyer se convertit d'abord en une bouillie consistante, d'un brun foncé, qui prend insensiblement la composition du pus d'une plaie. L'abcès ainsi formé peut s'accroître par l'extension de la suppuration aux tissus environnants, se vider ou être enkysté. L'abcès se vide dans la cavité de l'abdomen, après avoir perforé le péritoine, d'où résulte une péritonite générale, ou bien il arrive que par l'accollement de tous les organes voisins et de la paroi abdominale, le pus «e trouve enfermé de toute part. On a aussi vu le pus se vider dans la cavité pectorale gauche, dans le colon, dans l'estomac. Après qu'il a été enkysté par du tissu conjonctif néoplastique, le pus se réduit en une masse pulpeuse, tuberculiforme, ou bien il se crétifie.

La gangrène de la rate est très-rare; on a peu de données sur ce sujet. Autrefois on admettait comme maladie particulière vn- ramollissement de la rate; sur le cadavre, ce ramollissement se présente comme un phénomène fortuit, sans valeur;

(l^autres fois il accompagne le ramollissement de Testomac, ou bien encore il s'y joint une tuméfaction de la rate dans les maladies générales aiguës; cependant la scieiice possède un certain nombre de cas, où le ramollissement général de la rate constituait le seul désordre nécroscopique qu'ait offert l'affection, à laquelle le malade avait succombé; il faut encore que de nouvelles observations . viennent confirmer ces faits. Quant à Yinduraiion^ elle doit être rapportée à une tumeur de la rate et ne forme pas une maladie idiopathique.

NBOPL.ASMBS PATHOLOGIQUES — PARASITES. — « Le tissu conjonctif néoplastique se rencontre souvent à la face convexe de la rate, comme épaississement considérable de la cap$u!e; celle-ci présente une masse blanche, tendineuse ou cartilagineuse, lisse ou grenue, de 2-11 millimètres d'épaisseur. On rapporte son développement à des hypérémies fréquentes ou à des inflammations légères de la capsule. Cette lésion est très-fréquente à un âge avancé.

Il se développe des concrétions dans les épaississeroents fibreux de la capsule dont nous venons de parler, dans la fibrine de l'infarctus hémorragique, dans les foyers purulents. Chez les vieillards on trouve parfois tlans quelques veines de là rate , elle-même atrophiée, des caillots crétifiés ou des phlébolithes.

La science ne mentionne qu'un très-petit nombre de kystes de la rate. Dans la pulpe de la rate et dans le sang de la veine splénique , on trouve du pigment à l'état de granules et de cellules pigmentaires.

Le cancer de la rate est extrêmement rare.

Les tubercules sont assez communs dans la rate comme suite de diathèse tuberculeuse générale, et ils accompagnent la tuberculisation des poumons, de l'intestiff, des glandes lymphatiques, etc.; ce sont en général des tumeurs nombreuses, petites, grises ou jaunes; la rate, dans ces cas, est turgescente et molle.

Les vessies d'échinocoques sont rares; elles n'existent que dans la rate ou simultanément encore dans d'autres parties, et envahissent quelquefois la totalité de l'organe.

'«• Glande thyroïde.

La glande tbjrolde est plus grande dans FembfTon pat rapport à tout le oorps que ches Tadulte; son volume , de même que sa forme, présente de nombreuses oscillations; ainsi ses lobes sont tantôt à contours fortement tranchés , tantôt arrondis et s'arançant l'un dans l'autre. II existe parfois •en outre un lobe moyen ou des dépressions profondes dans les lobes latéraux , en même temps qu'une division complète ; ou bien à côté de la glande proprement dite, on voit des corps glanduleux plus petits. {Thyroïdes tuccenturiées , âlhers.)

Mypbrtrophib — GOUiOÏDB^ -^ L'bypertrophie ^ Taffection k plus fréquente de la glande thyroïde , est connue sous le nom de goitre, de struma; l'augmentation de volume ne consiste pas dans une hypertrophie vraie, mais dans une accumulation de substance colloïde dans les loges de la glande, avec ou sans hypertrophie concomitante de la trame celluleuse, toujours avec allongement et dilatation des vaisseaux normaux et des vaisseaux néoplastiques développés dans le tissu conjonctif.

On a très-souvent l'occasion d'observer cet état morbide à des degrés peu avancés; bien plus, dans certaines contrées .on le rencontre sur la plupart des cadavres à partir de l'âge moyen : la surface de la coupe de la glande, légèrement augmentée de volume, est d'un grain moins fin et charnue, plus molle, les grains sont un peu transparents, et il dégoutte de cette surface une matière épaisse, filante, semblable à du miel.

Quant aux degrés plus élevés , ils se développent dans toute la thyroïde, ou plus souvent dans qudques parties de Porgane^ tandis que le reste demeure intact. Le volume de b glande ou des portions intéressées augmente considérablement; les vaisseaux deviennent plus larges, la coupe ne préaeqte plus l'aspect grenu , mais on voit un réseau fit^eux avec d'innombrables vésicules , remplies de matière gélatineuse; les petites loges complètement fermées , microscopiques à l'état normal, ont acquis le volume de vésicules visibles, qui à leur tour forment p((r conâuenoe des vésicules plus grandes.

Les aegrés plus avancés encore offrent la plus grande variété; les vésicules augmentent par raccroissement incessant de la matière colloïde, elles confluent toujours davantage et formeot des kystes du volume d'une aveline à celui d'un œuf de poule* On trouve plusieurs de ces kystes de différentes gran« deurs placés les uns à côté des autres, ou bien il n'y en a qu'tui seul , ordinairement très-considérable. L'accroissement uniforme a reçu le nom de strume lymphatique , et cette dernière forme celui de strume cystique.

Au début, le contenu des kystes est gélatineux, filant, par-^ fois très-épais ; plus tard il devient plus liquide et subit des transformations diverses : ou bien il survient une métamorphose rétrograde, des globules de graisse, des cristaux de cholestérine et même jusqu'à des sels calcaires sont mis en liberté, tandis qu'une portion du contenu est résorbée; peu à peu la graisse disparait aussi, et on ne trouve plus enfin dans le kysO: ratatiné qu'un amas luisant de cristaux de cbolestérine ; ou bien encore le contenu s'altère par suite des modifications qu'éprouve la paroi du sac.

Cette paroi est constituée par du tissu conjonctif , qui s'acH croit en même temps que la masse colloïde, et qui est renforcé par le tissu environnant comprimé; elle est aussi revêtue d'un ëpitbélium. S'il survient dans le contenu une métamorphose rétrograde, alors des concrétions apparaissent sur la paroi; sa face interne est tapissée de lamelles de sels calcaires et de cholestérine; le sac peut même être d>nverti en une capsule osseuse compacte par le développement abondant des «els caU c^ires. Les bypérémies, les hémorragies, et même les inflam« mations ne sont pas rares dans le kyste; le contenu, d'abord rouge par suite du sang épanché, devient plus tard d'un brun foncé, il est épaissi et rendu trouJJe, puriforme par les exsu* dats; la crétification de la paroi et du contenu survient souvent après l'inflammation, mais il est rare qu'un exsudât ayant passé au pus s'ouvre dans le tissu cellulaire voisin et au dehors, ce qui amène l'évacuation du pus, et dans des conditians favorables, la guérison.

366 ÂHAfOHK PàSÛOltJOGmOE S^fCUU..

Il est curieux de voir, comme on dil l'avoir observé, la formation de tissu glandulaire néoptastique dans les parois des kjstes; au reste, les doutes ne sont pas encore levés à cet égard.

Les vaisseaux de la thjrolde ont souvent un volume considérable et forment de laides troncs visibles sous la peau : la dilatation s'étend jusqu'au tissu de la glande hypertrophiée; mais jamais une hypertrophie de la thyroïde n'est occasionnée uniquement par des réseaux vasculaires dilatés , et ceux qui ont admis un struma vasculosa, se sont laissés guider par l'aspect des vaisseaux extérieurs dilatés plutôt que par l'observation du tissu même de l'oi^ane.

L'état colloïde de la thyroïde est très-fréquent, surtout dans certaines contrées, se présente de préférence chez les femmes, s'accroît insensiblement souvent jusqu'à des proportions énormes, ou reste à un degré peu avancé. Il est rare qu'une pression exercée par le goitre sur la trachée, l'œsophage, sur les vaisseaux du cou , amène des accidents fâcheux. Une forme remarquable du goitre est celle où le lobe moyen descend dans la poitrine, continue à s'y développer (dans un cas observé à Gôttingue, la tumeur, à peu près du volume d'une tête d'enfant, occupait la moitié supérieure droite du thorax) et tue en comprimant les vaisseaux, les bronches ou la trachée.

HYPÉRBAUE* — La réplétion sanguine anormale de la thyroïde est fréquente, détermine une augmentation de volume passagère ou permanente , et se reconnaît à l'abondance du sang dans le tissu glandulaire et à la coupe d*un rouge foncé, mdlle, pulpeuse. Il est encore douteux si l'bypérémie peut amener une hypertrophie durable, et particulièrement la production de matière colloïde. Cet état arrive par un obstacle à l'écoulement du sang' veineux dans Je cœur droit, par des désordres menstruels, par un coup qui porte sur la glande. Les extravasats sont aussi rares dans la thyroïde à l'état normal , que des petites hémorragies sont fréquentes dans les parois des kystes colloïdes* , iNFiiAMAlATlÔN* — L'inflammation de la thyroïde dans sa totalité est très -rare; elle a pour conséquence une tuméfaction de la glande (Thyreop/ij-ma açutuiris V.Frajsk) et en ]j[énéral la formation de pus*

AlfATOMlB PATHOLOGIQUE SPÉaiL^. 367

On y rencontre plus fréquentaient des abcès méiasiatiques ^ lorsqu'il existe des coagulums dans les veines , particulièrement dans les veines utérines chez les feinmes en couche. Des abcès, de toute espèce envahissent quelquefois tout le tissu glandulaire, le ti^u cellulaire voisin, et s'ouvrent vers en dehor^^ dans la trachée, l'œsophage, le médiastin.

nvéopiiAsniBS PATHOiiOGiQUBS. — Le tissu eonjonctifnéo' plastique se présente comme hypertrophie de la trame fibreuse qui accompagne la production colloïde dans les kystes, et forme les parois des kystes colloïdes; il constitue aussi l'épaississement fibreux de l'enveloppe celluleuse de la glande ; plus rarement il forme dans cette dernière des tumeurs fibreuses qui repoussent le tissu glandulaire d'un seul côté (Albers).

On trouve des concrétions , après que le contenu des kystes, simples ou altérés par des exsudats, a subi une métamorphose rétrograde.

Les kystes se rencontrent dans le tissu cellulaire qui provient de la transformation colloïde des follicules glandulaires , parfois aussi dans celui qui entoure la glande, s'accollent à cette dernière et offrent l'aspect d'un strume cystique.

Le cancer est rare.

Les tubercules ne se présentent pour ainsi dire jamais.

Albers et Bock ont chacun observe un goitre occasionné par

un échinocoque.

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