‹ Manuel d'arboriculture des ingénieursChapitre 36 sur 65 · DIFFÉRENTS SYSTÈMES D'ÉLAGAGE · texte numérisé non relu

DIFFÉRENTS SYSTÈMES D'ÉLAGAGE

lis

menu bois tous les cinq ou six ans ; puis^ ces arbres nuisent moins par leur ombrage aux récoltes Toisines. Voici en quoi consiste cet élagage.

D'abord^ on n'applique le premier élagage aux jeunes arbres que buit ou dix ans après leur plantation. A ce moment, on retranche complètement sur la tige toutes les ramifications depuis la base jusqu*au sommet^ moins un petit faisceau de branches à Fextrémité (fig, 127). Bientôt on voit naître de nouvelles ramifications sur le périmètre de cha- * cune des plaies de la tige. On laisse croître librement ces nouvelles productions pendant cinq ou six ans, puis on les coupe comme les premières, en supprimant aussi quelques-unes des branches réservées d'abord à l'extrémité, si l'arbre s'est sensiblement élevé depuis le premier élagage. La même opération est alors répétée tous les cinq ou six ans.

Cette pratique ofire les résultats suivants. Un grand nombre des branches coupées, lors du premier élagage, étaient presque aussi grosses que la tige, de sorte que leur suppression laisse sur celle-ci des plaies considérables qui souvent se carient avant d'être cicatnsées, communiquent cette altération aux couches centrales de la tige, et lui enlèvent toute espèce de valeur comme bois de construction. D*un autre côté, les nombreuses ramifications qui '

naissent sur le périmètre de ces plaies étant périodiquement supprimées, il se produit vers ces points des nœuds qui grossissent d'année eu année et déforment la tige. Ces suppressions périodiques ont d'ailleurs pour effet de la priver fréquemment d'une

Fig. 127. Jeune arbre élagué outre mesure.

no PUNTATION DES ROUTES, CANAUX, ETC.

(^nde partie des organes gënérateurs des couches lieuses, lea feuilles, de wrte que le Ironc croit très-lentement en diamëtre. Quant à son allongement, qu'on espérait favoriser ainsi, il est entravé, d'un c6té, par les nodosités répandues sur toute la surface de la tige et qui, gênant l'ascension de la sève, la forcent de dépenser la plus grande partie de son action au profit des brandies latérales, de l'autre par l'action des vents, qui brisent fréquemment les quelques branches isolées, restées au sommet de l'arbre. <,

Les arbres soumis à ce traitement sont donc composés, vers l'âge de 70 ans, d'une tige difforme, souvent creuse, couverte de nœnds volumineux, cariés et donnant tous les cinq ousii ans une abondante production de menu bois (fig. 128). En un mot, ce ne sont plus des arbres de haut jet, ce sont de véritables tétardt, dont la tige ne peut fournir, an moment de son exploitation, que du bois à brûler. Ce mode d'élagage est donc le plus vicieux qu'on puisse imaginer.

Élagage belge ou m eolome. — Cet élagage est généralement usité en Belgique, où l'on s'ejt le plus occupé des soins à donner aux plantations d'alignement; cette méthode y est déjà anr ,.» „ ,. . j .,, ,, cienne.puisquedePoerderié

>ur un orme de » tui. en parle dans un Mémoire

publié à Paris en 1789. En voici la description :

Par le premier élagage, pratiqué deux ou trois ans après la plantation, on supprime complètement toutes tes ramifications

DIFFÉRENTS SYSTÈMES lyËLAGAGE. 117

comprises depuis le sol jusqu'à 2 mètres.d'élévation. Au delà de ce points on conserve toutes les branches^ moins celles qui ont pris un développement disproportionné^ et que Ton supprime en deux fois, comme nous l'avons expliqué aux principes généraux. On retranche également les rami6cations qui naissent trop près les unes des autres, qui forment un verticille autour de la tige, ou qui, voisines du rameau termina), sont presque aussi vigoureuses que lui. Toutes ces suppressions sont faites avec les ^ns indiqués plus haut.

Les jeunes arbres étant ainsi opérés, on les abandonne à euxmêmes jusqu'au moment du second élagage, qui n*a lieu qu*au bout de trois ans. A ce moment, on retranche les branches inférieures, de façon que la tige en soit dépourvue depuis le sol jusqu*à 2"*,5Ô d'élévation. Cela est surtout nécessaire pour empêcher que ces branches ne nuisent à la circulation au-dessous des arbres. Mais ce sera désormais la seule partie de la tige qui restera dégarnie des branches. On examine ensuite les nouvelles ramifications qui se sont développées depuis le premier élagage, et on les traite comme Tout été les anciennes. Quant à la partie de la tige primitivement opérée, on y retranche complètement les branches qu'on avait d'abord raccourcies, puis on raccourcit celles qui ont pris un développement disproportionné, pour les couper entièrement lors du troisième élagage.

La tige continue de s*allonger, et le même mode d'opérer est répété tous les trois ans, de façon que le tronc de l'arbre soit constamment garni de petites branches ou de branches moyennes, régulièrement distribuées, depuis 2",50 du sol jusqu'au sommet. Dès que l'une de ces branches devient trop grosse, on la retranche en deux fois. Ces retranchements successifs, pratiqués sur toute l'étendue de la tige, et qui se continuent jusqu'au moment de l'exploitation, ne laissent pas de vide, car on voit naître bientôt, dans le voisinage des points où les amputations ont eu lieu, de nouvelles ramifications qui viennent remplacer les'branches supprimées, et que Ton conserve elles-mêmes jusqu'à ce qu'elles deviennent trop grosses. Les arbres, ainsi traités, sont donc constitués de façon à présenter l'aspect d'une sorte de colonne, c est-à-dire, que les ramifications qui déterminent l'accroissement en diamètre par les feuilles qu'elles portent sont,

non réunies su sommet de l'arbre, comme cela a lien ordinairement, mais distribuéesBur toute l'étendue de la tige, excepté sur la partie inférieure, qui en est privée sur une hauteur de 2*>,50 i/ig. 129).

Les arbres soumis à cet élagage n'offrent, comme ' on le voit, rien de disgracieux. Nous ne voyons donc aucune objection à faire à ce procédé, quant à la décoration. En est-il de même à l'égard de la production du bois, et surtout du bob de service T C'est ce que nous devons examiner.

Le tronc de l'arbre ainsi obtenu est incontestablement beaucoup plus sain que celui des arbres soumis à l'élaga^e complet ; toutefois il n'est pas non plus irréprochable. En effet , l'ébgage continu qu'on fait subir à la tige, I>endant toute la vie de l'arbre, a pour résultat de la couvrir de plaies nombreuses. Celles-ci sont, à la vérité, tiès-pe« étendues, et promptemenl cicatrisées; mais elles n'en interrompent pas moins, sur des points multipliés, la continuité des fibres ligneuses dans chacune des couches

— Orme de 70 ans Gounia à l'élagBgt

OIFFËRENTS SYSTÈMES D'ÉLAGAGE. 110

annuelles superposées sur le tronc. Ces nombreuses solutions de continuité, existant dans toute l'épaisseur du corps ligneux^ ont pour effet de diminuer tiès-sensiblement la résistance du bois, et de restreindre sa yaleur comme bois de servico.

D'un autre côté, ce procédé diminue la rapidité de Télongation de la tige, en forçant la sève ascendante à partager son action entre les nombreuses branches latérales» et cela au détriment du sommet.

Ajoutons que ces suppressions, exercées pendant toute la vie de Tarbre, nuisent à son accroissement en diamètre, en le privant^ à chaque élagage, et pendant toute sa durée, d'une portion importante de branches, et, par conséquent, de feuilles. Ainsi, un arbre soumis à ce traitement offrira, à l'âge de 70 ans, une tige beaucoup moins élevée et moins grosse que celui dont l'ëlagage aura été conduit de façon que la tige dé l'arbre soit toujours dépourvue de ramifications sur la moitié de sa hauteur totale.

Enfin, les branches étant disséminées sur toute la longueur de la tige, au lieu d'être réunies en tête au sommet de l'arbre, il en résulte que le diamètre du tronc décroit rapidement de la base au sommet, ainsi que nous Tavons expliqué plus haut, ce qui diminue la valeur du bois. /

On a dit que les arbres élagués d'après la méthode belge résistent mieux à l'effort des vents violents que ceux dont la tige n'est pourvue de branches qu'à son sommet, mais on a oublié de remarquer que les arbres soumis à Télagage belge sont moins solidement enracinés que ceux dont la tête, librement développée, donne lieu à des racines moins ramifiées, mais beaucoup plus longues et plus grosses. Ce qu'il y a de positif, c'est que les nombreuses plantations d'arbres soumis à cette dernière forme, que nous avons en France, et notamment dans le pays de Caux (Seine-Inférieure), situé à plus de 150 mètres au-dessus du niveau de la mer, et exposé aux vents violents de l'ouest, résistent trèsbien à Faction de ces vents.

En résumé, nous pensons que l'élagage belge, ou en colonne, quoique bien supérieur au premier, présente des inconvénients tels qu'on ne peut en conseiller Fusage.

Élagage en cane. — - Ce mode d'élagage est né en Belgique

depuis quelques années seulement. 11 a été préconisé par M. Stephens^ qui, en 1848, a commencé à l'appliquer à toutes les plantations des routes et canaux conûés à sa direction. Ce système a reçu, comme toutes les innovations, des améliorations progressives. Voici l'exposé de ce nouveau mode, tel qu'il a été adopté en dernier lieu par l'auteur.

Le moment d'appliquer le premier élagage aux jeunes arbres étant .venu, on les dégarnit de branches depuis le sol jusqu'à 2'",50 d'élévation. Arrivé à ce point, on conserve sur la tige toutes les ramifications, quelque rapprochées qu'elles soient les unes des autres, et quelle que soit leur grosseur ; puis on raccourcit chacune de ces branches de façon à donner à leur ensemble la forme d'un cône dont la base égale trois fois la hauteur. On veille aussi à ce que le rameau terminal ou flèch£ de la tige soit simple; s'il est double, on emploie le procédé décrit à rélagage belge.

Pendant Tété suivant, depuis le commencement de juin jusqu'en août, on pratique le pincement à l'extrémité de chacune des branches latérales, c'est-à-dire qu'on supprime le sommet herbacé des bourgeons qui prolongent les branches. Cette dernière opération est faite en vue de favoriser l'élongation de la tige, et aussi pour diminuer la vigueur des branches latérales et retarder leur accroissement en diamètre.

Cet élagage, et l'opération d'été qui le suit, sont ensuite répétés tous les quatre ans, et toujours de manière à' conserver à la tête sa forme conique. Il faut aussi, lors de chacun de ces élagages, supprimer les ramifications des branches principales, sous peine de déterminer dans la tête de l'arbre une confusion inextricable qui pourrait la déformer, ei faire périr tout ou partie de quelques-unes des branches. La figure 130 montre l'aspect d'un arbre ainsi conduit, lorsqu'il a atteint l'âge de 70 ans. Voyons maintenant si ce procédé remplit mieux que le précédent toutes les conditions d'un bon élagage. Sous le rapport de la forme, l'élagage en cône ne laisse rien à désirer. L'aspect des arbres esttrès-séduisant.Mais il s'en faut de beaucoup qu'il en soit ainsi à Tégard de la qualité du bois. Et d'abord, la présence des branches qu'on maintient sur presque toute l'étendue du tronc jusqu'au moment de l'exploitation, détermine, dans les fibres

DIFF^EMTS SYSTÈMES D'ËLAGAGF.. lîi

ligaeuses, depuis la base jusqu'au sommet.de nombreuses solulions de continuilë qui enlèvenl au bois une grande partie de sa solidité. Si encore ces branches latérales étaient peu volumineuses, comme cela a lieu pour les arbres soumis à l'élagage beige, cet efiet serait moios sensible. Mais elles finissent par devenir très- grosses ; car l'élagage qu'on fait subir à chacune d'elles, n'ayant lieu que tous les quatre ans, elles ont le temps de développer des ramifications vigoureuses qui augmenlent rapidement leur diamètre. Le pincement est aussi insuffisant pour empêcher ce résultat, car, si le bourgeon pincé cesse de s'allonger, les autres bourgeons latéraux deviennent plus vigoureux el établissent la compensation. D'ailleurs ce pincement , employé avec beaucoup de succès pour la formation des arbres dans les pépinières ou dans les jardins, ne peut élre conseillé sérieusement pour une plantation d'arbres foresliers, haute de 15 ou 20 mètres, et composée souvent de plusieurs milliers d'arbres.

Nous devons encore ajouter que ces branches, étant raccourcies et privées de leurs ramifications tous les qua-

. Fig. IJO. - Orme &t TO an> »uinii à

ire ans, se couvriront, avec ' rti.gige en cane.

le temps, de nœuds plus

ou moins volumineux, qui finiront souvent par se carier

m PLA,NTATIOn DES ROITK, CVHn, ETC.

{/iy. 13l)> Celle BllêrsIioD, m proloafnal prognanaMat dans toute l'étendiiede b Inncbe, atleindra l« tronc, qui perdra alon toale sa nlen- camme boii de lerrice.

Le* élaçiges périodiqnes répétés pendiDl loaie b dorée des arbres nuisent, comme 1*6lagage belge, ifaccrmssemeot dn (ronc en dbmêtre. Ces branches latérales, conserrées lar tonte l'étendue de b lige, arrêtent aussi son allongement, mais phis encore que dans rétagage belge, parce qu'elles sont pins grosses.

Elles prodnisenl également sur le tronc cette dimination rapide de diamètre de la base au r/n. Ml,— nran'h* ii'tin onnt lanniii à somract({ue nous avons signa- \-fUm' «1 «'"'• •< "«"•"M II» aaait 1^ ,jj„g l'élagage belge. Hais, '" "'' à Age ^al, et dans tes mêmes

cii'CdnutnnrftB, IcB arbres soumis à l'élagage en cflne donnent un ïoliimn lin boli iilllc, un tronc, moins considérable que ceux Hmimln h l'ilaRBRO belge. La différence au profit de ce dernier (igalc A peu prÊ» le volume des branches conserrées sur les arbres en crtrio. Ainsi donc, comparé à l'élagage belge ou en colonnn, l'élagage en cOne donne une forme aussi agréable à l'iiîil, mnis la masse de bois produite est encore moioB abondante et surtout de moins bonne qualité, comme bois de service: (l'on il réjtulte que, si nous étions obligé d'opter entre ces deui mélhodcB, nous choisirions, sans balancer, l'élagage belge.

Élagage progreeiif ou en tête. — Cette méthode est loin d'être aussi récente que la précédente, puisqu'elle était connue avant Duhamel; mais clio a été successivement améliorée, et nous avons payé nous-mûmc notre modeste tribut à la solution de iicllc importante question. Voici la description succincte de ce mode d'élagagc.

DIFFÉRENTS SYSTÈMES U'ËUGAGE. Iî3

Les jeunes arbres dtant bien repris et ajant oomniciicé à pousser Tjgoureusement, c'est-à-dire vers la troisième année qui suit la plantation.onleurappliqueleprcmier élagoge. Soit, par exemple, un jeune orme offrant une hauteur lolale de 6 mètres, et portant 21 branches, dont les premières sont placées à i mètres du sol ifig. 133) ; le premier élagage portera sur les siir amiScations de la base C, qu'on coupera entièrement, de façon que la tête ne comprenne que la moitié de la hauteur ' lotale de l'arbre. Il faudra aussi retrancher avec soin, parmi les ramiûcalions conservées, 1" quelques-unes de celles A, qui naissent trop près les mies des antres, ou qui forment un verticille autour de la tige; 2° les deux tiers de la longueur des ramificalions B, qal présentent un développement disproportionné, ou qui, comme la branche D, disputent au rameau terminal de la tige la prééminence qu'il doit conserver.

Cet élagage est ensuite répété avec les mêmes soins, et toujours de façon à conserver, la même proportion entre la hauteur de la tête de l'arbre el la longueur de la tige dépourvue de ramiScations. Quant à la fréquence de ces élags^es et à leur durée, on suit les indications données aux principes généraux. La figure 133 montre un arbre de 10 ans environ, et qui a été soumis ii Fig. m. - Jeune orme igé ce mode d' élagage. <•" ' ?"f' 1'""' ''• ' ""'f*'

C'est la disposition qu'on donne à irtTn'en tiiîf' ** pfogre»leur lëte lorsqu'ils sont plantés assez loin des propriétés riveraines pour que cette Iclc puisse se développer librement sans s"étendre sur le leirain voisin, lorsque,

lîl PLANTATION DES ROUTES, XIAM AUX, ETC.

par exemple, les, arbres Eont placés à 4',60 de la limite de la propi'idlé voisine. Mais, quand ilsn'en sont éloignés quedeSmè- Ires, il convient de maintenir constamment les branches dans celte limite, au moyen de l'élagage.

Les suppres- ~ sions de bran- . cbes que l'on pratique à chaque élagage, à la hase de la tête de l'arbre, à mesure que la tige s'allonge, et toujours avant que les branches aient acquis un grand diamètre, ont pour résultat de donner un tronc à la fois le pluslong, leplus gros possible dans toute son étendue, et surtout dépourvu de nœuds.

Ces résultats,

que nous avons

posés comme

^- étant ceui qu'on doit s'efforcer d'obienir au moyen de l'ëlagage

IRFFÉRENT8 SYSTÈMES D-ÉUGACE. Ith

n'étant donnés que trës-imparTaiteinent par les trois méthodes décrites en premier lieu, même par l'élagage belge, qui est le moins mauvais des trois, dous croyons devoir adopter le système de l'ëlagage progressif, k l'exclusion des autr^ pour les plantations d'alignement.

Prolongement de la tige s»r le* arbre» itétéa. — Malgré le blAme que nous avons jeté sur la pratique vicieuse d'étëter les jeunes arbres lors de leur plantation, nous avons reconnu que la mutilation éprouvée par les racines lors de la déptantation, ou lenr espacement trop peu considérable daus la pépinière, rendaient quelquefois cette opération nécessaire. Il est donc utile que nous disions un mot du mode d'élagage qui convient à ces arbres, car il exige quelques soins particuliers pendant les premières années, pour la formation du nouveau prolongement de la lige.

Ces jeunes arbres, ainsi mutilés, se couvrent ordinairement, lorsqu'ils ont été bien plantés, de bourgeons dès la première année.

Cette végétation se produit sur le tiers supérieur de la lige. Lors du repos de la végétation, on laisse intacts tous ces jeunes rameaux, moins ceux qui se ti-ouvent placés depuis le sommet de la coupe jusqu'à 0",I3 environ de ce point; ces derniers sont coupés entièrement.

A 0",15 environ du sommet, on choisit l'un des rameaux les plus vigoureux et naissant, autant que possible du cAté de l'ouest ; on le place dans une position verticale f-,j. (3(.

en le redressant et en l'altachant jcune irbn ntié dom on i^ronr* contre le sommet de la tige. S'il '' ''B* •" ""î'" ^' i'*i«g«g*exisle dans le voisinage de ce rameau une ou plusieurs ramifications présentant aussi une grande vigueur, on arrêtera leur développement en retranchant

au même moment enyiron la moitié de leur étendue. L*arbre ainsi disposé est ensuite abandonné à lui-même. Il présente alors l'aspect de la figure 134. Le rameau terminal^ favorisé par la position verticale qu'on lui a donnée» se développe beaucoup plus vigoureusement que les autres^ et fornàe bientôt un prolongement convenable à la tige. Deux ans après» on supprime le sommet de l'ancienne tige» en la coupant obliquement» immédiatement au-dessus du point où naît le nouveau prolongement. Au bout de deux ans, celte plaie est cicatrisée» et Tarbre présente alors l'aspect de ceux qui n'ont pas été ététés. On applique ensuite à ces arbres un mode d'élagage semblable à celui que nous avons conseillé pour les arbres non étêtés.

Des remplacemieiite dans les plantations d'allf^nement. — Quelque soin que Ton mette à suivre scrupuleusement les indications que nous avons données» il arrivera presque toujours que» dans une plantation un peu étendue, quelques arbres ne reprendront pas» ou resteront languissants et finiront par périr. Il sera convenable de remplacer ces arbres le plus tôt possible ; car plus on attendra» plus les arbres voisins prendront de développement» et plus ils nuiront, soit par l'ombre de leur tige» soit par leurs racines» à ceux qu'on plantera ensuite.

Lorsque ces remplacements seront exécutés un an ou deux seulement après la plantation» on videra entièrement les trous» en mettant à part chacune des couches déterre superpoeées lors de la plantation précédente; puis on les replacera dans le même ordre» au moment de la mise en terre des arbres. Si le remplacement est pratiqué six ou huit ans après la plantation» on pourra mélanger sans inconvénient toute la terre extraite des trous. Mais si Tarbre que Ton remplace a végété pendant quinze ou vingt ans» il deviendra nécessaire d'enlever la terre qui avôisinait les racines et de la remplacer par la terre la plus fertile possible. L'épuisement qu'aura éprouvé le sol sous Tinfluence de la végétation de l'arbre précédent nous fait insister sur cette précaution.

Le remplacement des arbres, dans les jeunes plantations» ne présente, comme oii le. voit» aucune difficulté $ mais il n'en est pas de même pour les plantations qui datent de quinze ans et

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