RENOUVELLEMENT
BaaoHTeUemcBt <m vUNtallOB* d'allrscment. — Une
dernière question nous reste à Lraiter pour compldler ce qui se raltacbe aux plantations d'alignement, c'est celle de savoir si, après aToir exploité une plantation d'alignement, on peut, sans inconvénient, replanter le terrain avec des arbres de la même espèce, ou, en d'autres termes, si l'on doit faire à ces plantations l'application de la loi d'aUtmance dont nous avons parlé en nous occupant des pépinières.
Si les arbres étaient cultivés aussi rapprochés les uns des autres que le sont les jeunes plants dans la pépinière, et surtout s'ils étaient, comme ces derniers, renouvelés à des époques trèftrapprocbées, nul doute qu'il ne fallût adopter aussi pour eux l'alternance des espèces. Uais il est loin d'en être ainsi pour les arbres d'alignement. Placés à une distance d'environ 7 mètres les uns des autres, ils occupent le sol en moyenne pendant 70 ans. Si lesextrémitésradiculaires, c'est-à-dire les parties essentiellement absorbantes, sont d'abord concentrées à peu de distance du collet de rarbre,elles ne tardent pas h suivre le progrès du développement,de la tige, elles s'allongent donc annaellement jusqu'à ce q u 'elles soient arrêtées par les racines des arbres voisins, ou par l'étatslationnairedelatêtede i l'arbre. Si donc la | plantation est faite | en quinconce, à | 7 mètres d'intervalle, les racines ont à parcourir un espace d'en- Fi). ItS. - Ruiiua d'un arbre irriTcei i U limilB Tiron 3-,50 tout au- deleurdé«lopp.n.e«t.
tour du collet de
chaque arbre. Or elles commenceront à atteindre cette limile Krs l'âge de 30 à 50 ans, suivant les espèces. A partir de ce
moment^ l'arbre ne Tît plus^ en grande partie, qu'aux dépens de la zone de terre comprise entre les deux lignes ponctuées de la figure 135. Quant à la masse de terre circonscrite par la ligne circulaire^ elle a progressivement cessé de fournir à l'absorption des racines, à mesure que celles-ci se sont allongées. Cette étendue, qui équivaut au moins à la moitié de toute la surface occupée par Tarbre, est donc soustraite à toute absorption depuis le moment où les extrémités radiculaires se sont allongées au delà, jusqu'au moment d'une nouvelle plantation, c'est-à-dire pendant 35 à 55 ans, suivant les espèces. Or, pendant cette longue période de repos, les principes nutritifs ont le temps de se reformer. Lors donc qu'on viendra à replanter au point occupé précédemment par un arbre de la même espèce, les racines du nouvel individu trouveront un sol aussi riche qu'il l'était lors de la première plantation ; et lorsque les racines atteindront, vers l'âge de 30 ou 50 ans, la zone de terre occupée en dernier lieu par les extrémités radiculaires du premier arbre, cette partie du sol aura eu le temps de reconquérir sa fertilité première.
Ce qui vient^ démontrer l'exactitude de ces faits, c'est que^ d'une part, on n'a pas constaté que, dans les plantations d'alignement les arbres, succédant à d'autres de même espèce, se soient développés moins vigoureusement que les premiers, et que, de l'autre, les forêts qui se perpétuent au moyen des ensemencements naturels ne présentent aucun phénomène d'alternance.