TIGE
branche. C'est le troisième et dernier élat de développement des rarniû cation s de l'arbre. Une fois qu'elles pnt acquis ce caraclère, ces ramificalions ne peuvent plus donner directement naissance à 'de nouvelles productions, ou du moins cela n'a lieu qu'eiceplionnelleraent. Elles ne servent plus, dans l'économie de l'arbre, qu'à transporter les fluides puisés dans la terre par les racines jusqu'aux boutons que portent les rameauï.
Le (ronc, dans la lige des arbres, est la partie qui, naissant du collet de la racine, s'élève à une certaine hauteur sans se ramifier (A, fig. S).
Il a passé comme les branches, par les diverses pbascs de développement que nous venons de décrire. H en din^re seulement parce qu'il naît directement de la racine el qu'il supporte toutes les ramificalionsprécédentes.
Si l'on considère la coupe transversale du (l'âne d'un arbre ou d'une grosse racine, on ï remarque trois parties : la moelle, le corps iigneucc el Vicorce. Ce sont les organes inlérieura.
Au centre de la tige, on voit un canal cylindrique : c'est le canal médullaire (A, fig. 6 et 7). Ce canal médullaire est rempli par un tissu lâche, diaphane : c'est la moelle.
Lamoelle se prolonge d'une manière continue depuis le pivot de la racine jusqu'au sommet de la tige. On remarque toutefois
ANATOMIE VÉGÉTALE
dans le canal médullaire, au point où s'est Tormé chaque bourgeon terminal, un dlranglement très-sensible, rempli d'un tissu analogue à celui de la moelle, mais un peu plus serré. ■ La moelle parait d'autant plus abondante que les liges sur les- - quelles on Toljserve sont plus jeunes. Dans les vieux troncs de
■ Fig. a. — Coope iMOiiersile d'une tige ligneuie.
quelques espèces, le canal médullaire finit même par devenir tout à Tait invisible. Ce n'est pas que la moelle soit remplacée par des productions ligneuses, comme on l'avait pensé d'abord, mais c'est parce que les fluides renfermés dans son tissu, venant à se solidifier, lui Tont acquérir la dureté du bois et lui en donnent l'apparence.
En dehors du canal médullaire et Jusqu'à l'écorce est situé le corps ligneux (B, (ig. 6 et 7).
Cette partie de la tige se compose de couches concentriques de bois placées l'une sur l'autre. Chaque couche distincte est le produit de la végétation pendant une année.
Si, à l'aide d'un verre grossissant, on examine attentivement la coupe transvereale de l'une de ces couches, on voit qu'elles sont Torutées par la réunion de petits tubes ou vaisseaux d'autant plus gros qu'ils se rapprochent davantage du centre de la
lië&ifig- 6). Ils sont souvent disposés i-dguUèreraenl par zones coricenfriques coupées perpendiculairement par des lignes plus ou moins prolongées et plus ou moins rapprochées. On a donné à ces lignes le nom àc rayons médullaires {fig. 6). En cherchaat à suivre la direction de ces tubeï ou vaisseaux
£^ coupe verlicale grossie du fragment
C de bourgeon que nous avons Qguri!
ci-conlre, qu'ils naissent toujours
et la base d'une feuille (M, fig. 7).
On remarque aussi que ceux développés par les feuilles supé-
. rJeures viennent recouvrir les précédents (D, fig. 7), et que tous
w prolongent jusqu'à l'eitréraité des radicelles.
On voit encore que les vaisseaux s'unissent souvent par faisciauj;, puis se joignent latéralement de distance en dislance {f, fS- 8) pour se séparer ensuite de manière à envelopper l'arbre <;onime autant de réseaux ou filets dont les mailles sont Irès-^-
g At4AT0HIE VËGËTALE.
lopgécs. Chacune de ces mailles est remplie par un tissu (r) ana-
logne à celui de la moelle.
Il résulte de ce mode de structure des couches ligneuses que la plus jeune eslloujours à l'extérieur du corps ligneux, el que chacune d'elles embrasse l'arbre dans toute son étendue. En faisant abstraction des ramifications de la tige et de la racine, la réunion de ces couches ligneuses présente la forme de deux canes réunis par leur base. Le point de réunion correspond au collet de la racine (B, fig-^)-
Le corps ligneux présente deux parties ordinairement distinctes : le bois parfait et l'aubier. * Le bois parfait comprend les couches li-
I gueuses les plus rapprochées du centre de la ' ^ tige (a, fig. 6). Elles ofl'rcnt presque toujoui-s
S une couleur plus intense et une plus" grande 1^ dureté que les autres. Les couches ligneuses ■^-s les plus extérieures constituentraubier(6,jf^. 6). .S ^ On les reconnaît h leur couleur moins foncée et I .g à leur dureté moins grande. Néanmoins il est } S S- des espèces dans lesquelles le bois parfait el « ^ l'aubier offrent très-peu de différence. Cela se I ■= remarque surtout dans le peuplierj le marron- £ nier el autres arbres à buis blanc.
1 La partie que l'on rencontre après le coi^s li-
°; gneuï, en allant du centre à la circonférence,
E; est VécoTce (C, fig. C el 7). On y distingue le
liber, les couches corticales, le tissu sous-épiâertnotde, el Vépiderme.
Le liber est la couche la plus intérieure de l'écorce, celle qui . immédiatement en contact avec l'aubier (c, fig- 6 el "•); il se mpose d'un grand nombre de couches minces el flexibles dont réunion a été comparée aux feuillets d'un livre. C'est de là Ë lui est venu le nom de liber. Chacun de ces feuillets est mé par un réseau de tubes ou vaisseaux qui, comme les coucs ligneuses, se prolongent depuis la base d'une feuille où ils cnnent naissance [E, fig. 1) Jusqu'à l'extrémité des radicelles. le chose digne de remarque, c'est que les nouvelles couches du er qui naissent des feuilles supérieures s'appliquent au-des-