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BOUTONS

sous de celles qui se sont précédemment formées (F, fig. 7). La couche du liber la plus jeune est donc toujours la plus intérieure de récorce, tandis que dans le corps ligneux c'est le contraire qui a lieu. Les mailles formées parles vaisseaux de chaque couche du liber sont remplies par un tissu analogue à la moelle.

En. dehors des couches du liber, mais seulement dans les arbres un peu âgés, on aperçoit un certain nombre d'autres couches, analogues, par leur contexture, à celles du liber, mais desséchées et inertes, et qui, déchirées par le grossissement du tronc, apparaissent à la surface sous forme de losanges plus ou moins régulières : ce sont les cofÂcheà corticales proprement dites (d, fig. 6). Ces parties ne sont autre chose que d'anciennes couches de liber dont les fonctions ont cessé, et qui sont repoussées au dehors par celles formées annuellement au-dessous d'elles. Dans les jeunes tiges ou les jeunes branches, on rencontre au-dessus du liber, à la place des couches corticales dont nous venons de parler, un tissu tout à fait herbacé, de couleur verdâtre et analogue à la moelle : c'est le tissu sous-épidermoXde (a, fig, 7 et 10).

ËnGn, toujours dans les jeunes tiges, au delà du tissu sousépidermoïde, et tout à fait à la surface, on observe une couche mince souvent transparente : c'est Vépiderme (f, fig.. 7 et 10).

Boutons. — Les boutons (B, fig. M) se montrent ordinairement à l'extrémité des rameaux et à TaisscUe des feuilles. Ils sont ronds, ovales ou coniques, et peuvent être considérés comme le rudiment, le germe des jeunes rameaux qui se développeront l'année suivante.

Les boutons des arbres de nos climats sont toujours revêtus d'une enveloppe écailleuse composée de petites lames en forme de cuiller du d'écaillés de poisson. Les écailles extérieures sont sèches^ dures et quelquefois enduites de sucs résineux qui empêchent l'accès de l'humidité; les écailles intérieures sont

Fig. 10.

Coupe transversale de Técorce d'une jeune tige.

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10 ASATOMIE VÉGÉTALE.

couvcrtËS d'un duvet soiiTenl épais. Les boulons emplo'tenl ordîiiaiicmeut une aninîe entière à leur développement parrait. Loi-squ'au printemps Ic^ boutons commencent à naître, on leur donne le nom d'ail. Vers la fin de l'au-

tomne, les yeux complètement formés prennent lenomdc6oii(ofwpropTemen(rftiï.

Quant aux parties du rameau qui donnent naissance aux boutons, on voit, par .

la figure précédente [G, fig. .7), qu'elles sont le prolongement des vaisseaux du canal médullaire. Ceux-ci forment une sorte de petit axe rempli d'un tissu analogue à la moelle, et au sommet duquel se forme le bouton, soit à l'aisselle des feuil- ^ leSjSoit à rexlrémité des rameaux. Cestde '^ ce petit axe que nait le canal médullaire, I qui s'allonge à mesure que le bourgeon se r développe.

4 11 résulte de ce mode de formation que le canal médullaire des ramifications n'est pas immédiatement contigu au canal médullaire de la tige ; il en est séparé par le pelit axe dont nous Tenons de parler (A, fig. 12). On donne le nom de mérithalle, ou entre-nœud, à l'espace compris entre chaque bouton sur le rameau. Ainsi, la portion du rameau existant entre les boutons de la ligure 1 1 est un mérithalle.

Penlllea. — Au temps du baui^eonnemcnl, ce qui a lieu vers le mois d'avril, la base des boulons se gonfle, fait entr'ouvrir l'enveloppe écailleuse : dès lors l'air et la lumière pénètrent jusqu'aux jeunes feuilles, qui verdissent, se furtiQent et se déploient. La feuille présente deux parties ordinairement distinctes, le pétiole et le disque.

Lep^tioJeouquËUcdela feuille (l,fî(j. 7 et 13) est le petit support qui unit le disque au bourgeon. C'est le prolongement.des vaisseaux du canal médullaire du bourgeon qui porte la feuille (H, fig. ^). Ces vaisseaux forment, au centre du pétiole, une sorte de cylindre rempli et entouré de toutes paris par uo tissu

ORGANES REPRODUCTEUEtS. Il

analogue à la moelle. Ils se prolongent de là jusque dans le dis- . que de la feuille.

Le dixque (B, fig. i 3) est la lame mince el élargie que supporte le pétiole. U résulte du prolongemenletde l'expansion des Taisseaux qui forinent ce dernier. Ces vaisseaux traversent la feuille dans toute sa longueur, et forment ce que l'oa nomme les cotes ou ner-.

vurM de la feuille. Les oervures principales se subdirisenl à l'io-

fini, et forment un réseau dont les B

mailles, très -rapprochées, sont remplies par un tissu analc^e à la moelle, el auquel on a donné le nom de parenchyme de la feuille.

Si, à l'aide d'un instrument gros- jr,j u. y^^m^ i^ iji,,. sissant, on examine l'une des faces

d'une feuille, on la voit couverte, sur toute la face inférieure, d'une infinité de petites ouvertures auxquelles on donne le nom de poresousfomoieï.Toulcslcssurfaces vertes des plantes, c'est-à-dire les feuilles, les bourgeons, et même les fruiU, sont couvertes de CCS pores.

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