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ORGANES ÉLÉMENTAIRES

Fig. 17. — Embryon de la fève de marais ouvert.

La radicule (k, fig. 17] est dirigée vers Textërieur de la graine; c'est le rudiment de la racine. Cette partie, qui se développe la première lors de la germination^ absorbe dans la terre la nourriture nécessaire à la jeune plante.

La plumule (B, ftg, 17) tend au contraire vers le centre de la graine. Cet organe, destiné à former la tige de la jeune plante, se développe en sens inverse de la radicule .

Les cotylédons (C, fig, 17), sont deux ou un plus grand nombre d*organes semblables, de forme souvent elliptique et fixés entre la plumule et la radicule. Ils sont

tantôt épais et charnus, comme dans le marromniery le chêne ; tantôt minces et foliacés, comme dans le hêtre.

ORGANES ELEMENTAIRES. ^

Tous les organes dont nous nous sommes occupé jusqu*à présent sont eux-mêmes formés d'organes plus simples. Si l'on soumet à une macération prolongée ou à l'ébullition dans l'eau une partie quelconque d'un végétal, on obtient, en dernière analyse, un tissu membraneux qui, examiné à Taide d'un instrument grossissant, apparaît sous forme d'une mas^se de tubes ou vaisseaux, et de cellules. Ces tubes et ces cellules sont les organes élémentaires des arbres.

Lorsqu'un tissu se compose de ces tubes ou vaisseaux, on lui donne le nom de tissu vasculaire. Loi-squ'on n'y distingue qu'un assemblage de cellules, on lui donne le nom de tissu cellulaire. Tous les arbres offrent, dans la plupart de leurs organes, la réunion de ces deux tissus.

VisBii vaseulaiFe. — Le tissu vasculaire, vu à Taide d'un verre grossissant, présente l'aspect de tubes qui parcourent les différents organes des plantes, en s'unissant de distance en distance de manière à simuler les mailles allongées d'un filet (fig. 18).

Fig 18.

Tissu rasculaire.

I i ANATOIHE VÉGÉTALE.

On remarque que les parois en sont fermes, et percées d'ouvertures latérales qui permettent aux fluides qu'il contient de se répandre de tous côtés. Ce tissu se rencontre particulièrement dans toutes les parties solides de l'arbre. C'est lui qui Torme les vaisseaui si abondamment répandus dans les coucbes du corps ligneux et du liber. 11 existe également dans le pétiole, dans les nervures des feuilles, etc.

Tl»a cdlalalre. — Le (issu cellulaire {/ig. 19) se présente sous forme d'une mullitudc de petites vésicules agglomérées, contigués les unes aux autres, et dont les parois sont communes. On a comparé avec justesse son apparence H celle de l'eau dc savon quand on l'agile.

Les cellules dc ce tissu oS'renl des coupes à peu

près hcxsgones, comme les alvéoles des abeilles.

Les parois sont percées de pores ou de fentes infi-

Fig. 10. nintcnt petits, et qui établissent des communi-

Tiiau ceUu- (^[jg^s gnd.y j^s cellules.

Le tissu cellulaire compose toutes les parties molles des arbres. La moelle en est entièrement formée. On lu trouve encore entre les mailles du tissu vasculaire des couches ligneuses el^du liber. Le tissu sous-épidermoïde et le parenchyme des feuilles ne sont autre chose que ce tissu; enfin, il donne presque exclusivement naissance à la pulpe des fruits charnus et aux petits renflements placés à l'estrémité de chaque radicelle.

Les parois de ces deux sortes de tissus, d'abord très-minces, s'épaississent progressivement par le développement intérieur de nouvelles parois qui finissent même souvent par remplir entièrement la cavité de ces tissus.

Ces tissus sont les deux formes qui servent en quelque sorte de type aux divers tissus qu'on rencontre dans les arbres; mais ils se confondent souvent les uns avec les autres, par d'aulrcs tissus de formes intermédiaires, auxquels on a donné des noms différents, et qu'il nous importe moins de connaître pour comprendre les phénomènes que nous allons étudier.

Tels sont, dans la structure des arbres, les principaux oignes que nous avions & examiner.

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