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CHAPITRE VI. - LES ÉDIFICES SACRÉS

siècle); cathédrale de Spire (1033); — Westphalie: cathédrale de Paderborn, de Soest; — Allemagne du sud: S. Hemmérance de Ratisbonne : la cathédrale d’Augsbourg; la cathédrale de Constance; l’église de Reichenau (toutes du x1° siècle); cathédrale de Brunswick (1174); église abbatialce de Maria-Laach (1156); église collégiale de Bonn;

Figure 90. - Cathédrale de Lucques (Italie).

S. Cunibert de Cologne; la cathédrale de Gurk en Carinthie; $S. Etienne à Vienne; S. Jacques en Hongrie; l’église double de Schwarzheindorf près de Bonn, qui à des influences byzantines (1151).

L'influence de l’art gothique, né en France se fait surtout sentir daas les édifices le long du Rhin. Telles les églises de Bacharach, Boppard, Coblentz, Andernach, l’église collégiale de Bonn; — Cologne: S. Géréon (1212-1217); les cathédrales de Limbourg (1213-1242); de Münster (1226-1261); de Bamberg (1237); de Bâle (après 1258).

L'école allemande, héritière immédiate de l’art carolingien, a produit plus que toute autre école romane; on peut dire que sa période à duré près de quatre siècles ; mais, malgré cela, son art, comparé à celui des autres régions, est trop uniforme et pas assez varié.

En Italie, l’art roman fut appelé lombard parce qu'en Lombardie se forma une école d’art qui devint bientôt fameuse non seulement en Italie, mais aussi à l'étranger, surtout dans le midi de la France. Cet art cependant, dans les édifices de la Haute-Italie, subit les influences de l’art normand et de l’art allemand; dans ceux de l'Italie centrale, il ne put se développer librement parce qu'il trouva trop: de restes de l’art classique. Dans la Basse-Italie, les églises de ce style sardèrent beaucoup du style byzantin et subirent les influences du style roman-normand comme du style arabe et du style espagnol. Sauf ces influences, on peut dire que l’art lombard est vraiment orisinal pour sa sobriété et son élégance ornementales. Ce qui lui est propre surtout, c’est le portique d’entrée et la chaire à colonnes ophitiques. c’est-à-dire soutenues par des figures humaines ou par des animaux naturels ou monstrueux (fig. 89); le campanile parallélipipède ou terminé par une tour polygonale et isolé de la masse de l’édifice, surtout dans l’Italie centrale (fig. 90); les ornements de la façade en forme de bandes ou d’attiques de marbre, quelquefois superposées et ressemblant par leurs sculptures aux bas-reliefs des sarcophages. Les campaniles aussi sont ornés de fenêtres géminées plus nombreuses dans les parties hautes. A noter enfin la décoration cosmatique (1), (opus cosmaticum), espèce de mosaïque ornemenvale qui, en un certain nombre d’églises, couvre de gracieux dessins géométriques nen seulement les. autels et les chaïres, mais aussi les balustrades, les sièges épiscopaux, le bas des murs; parfois on la trouve insérée dans les frises et enroulée autour des colonnes. Les plus remarquables églises de style lombard sont: la cathédrale de Trente, la basilique de S. Ambroise et l’église de S. Celse à Milan, la basilique de S. Michel, l’église de $. Jean, et l’église de S. Pierre in ciel d’oro à Pavie, S. Abondius à Côme, S. Bastien à Lodi, S. Zénon à Vérone, S. André à Verceil, S. Pierre à Asti; les cathédrales de Crémone, Borgo S. Donnino (1106), Modène (x1Ir° s.). Parme, Plaisance (1122), Pise (1005), Lucques (x1° s.) (fig. 90), Conversano; les baptistères de Parme, Pise (1153), Florence (x1° s.), l’église de S. Miniato, les cathédrales de Pistoie, Prato, Foligno, Assise, les cloîtres de S. Jean-de-Latran, de S. Paul-hors-les-murs, de $. Laurent hors-les-murs, à Rome la cathédrale de Monreale, près de Palerme, et cent autres.

(1) Les Cosmas furent une famille dont les membres se transmirent de père en fils l’art de la mosaïque qui a pris leur nom; mais ils n’en furent ni les inventeurs ni les premiers exécuteurs. Le nom de cosmatique vient de leur réputation. Voy. Notiones, vol. II, pars 3, pag. 201-202.

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