CHAPITRE VII. - DÉCORATION DES BASILIQUES
pour ainsi dire, le matériel erchéologique, dont nous avons étudié le caracière, Soit funéraire, soit funéraire et sacré en même temps, soit purement sacré. De là le triple aspect de la matière de notre théologie archéologique. Que personne ne s'étonne de cette expression: nous nous sommes engagé dans le champ de l’histoire et nous y resterons. Seulement nous ferons observer que l’archéologie ne consiste pes simplement dans la description matérielle des monuments et dans 12 recherche de leur époque. Personne assurément ne voudrait appliquer pareille règle à l’écude des monuments de toutes sortes dont Rome et d’autres cités ou contrées du monde ancien s’enorgueillissent. En étudiant les peintures 6t les statues des tombes étrusques, les temples ét les tombes de l'Egypte, les bas-reliefs de la Grèce et de Rome, n’avonsnous pas pour but certain de saisir l'expression artistique ou épigraphique de tout un ordre d'idées où se révèlent souvent la mentalité d'un peuple, son histoire, sa principale préoccupation, et parfois tout un système moral et religieux qui donne son meilleur appoint à l’étude de l’histoire ?
Si donc une idée théologique inspire nos recherches — encore que leur objet précis ne soit pas du domaine 2pologétique — nous sera-t-il possible d'étudier les monuments chrétiens sans faire mention des données théologiques ?
Peu importe que quelqu'un croie faussement ne s'agir que de sentiments personnels: le signe qu'il les étele au grand jour ev les conserve à 12 postérité, tombe dans le domaine de l’histoire tout aussi bien que les idées d’un auteur connues par ses écrits. De nos jours, on est persuadé qu'un fait psychologique peut et doit être l’objet de l'histoire, il en sera de même à plus forte raison si ce fait est exprimé dans un monument non seulement capable de nous révéler le sentiment commun d’une société répandue dans le monde connu, mais correspondant à un enseignement objectif dont l’effet naturel est ce sentiment commun, l& fol. |
Qui re vois combien peut devenir précieuse une seule formule épiorephique, un symbole, une figure peinte, par le fait que elle peut être l'exposé d’un désir, d’une aspiration, d’une prière, d’une conviction? On ne pourra traiter de fait singulier un sentiment privé et personnel, si l'expression s’en trouve répétée plusieurs fois et en divers endroits. Maintenant, si nous voulions remonter des effets aux causes groupant ces divers indices, les confrontant avec d’autres, et les examinant à la clarté de la littérature contemporaine ou équivalente, il ne sera pas difficile au moyen d’une synthèse raisonnée et sûre de tirer les con-
clusions qui ne sont que Le but de notre étude: la théologie archéologique positive. | |
En exposant dans cette première partie les notions nécessaires sur l’origine et l’histoire des monuments, nous nous débarrassons de tout ce qui pourrait retarder le-chemin à parcourir pour arriver à la démonstration que nous voulons entreprendre dans la seconde partie: les termes de la question sont nets 6t précis. L'ouvrage latin dont ce manuel est l’abrégé, nous dispense par le fait de cette rigueur démonstrative et critique qui, sans être absolument nécéssaire, de nos jours est exigée généralement pour un livre qui n’est pas l’abrêégé d’un autre. Pouvant ainsi, par des renvois aux ouvrages latins, supposer bien des choses déja démontrées, il sera possible de condenser le plus de matiéres possible et ceci à l’avantage des étudiants et sans détriment de la valeur scientifique de l’étude. |
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Les Dogmes
d'après les monuments primitifs de l'Eglise.