CHAPITRE I. - DIEU ET MARIE
tienne primitive (1). Du reste l'étoile se trouve en relation avec les Mages dont nous parlerons un peu plus loin.
Dans les monuments des quatre premiers siècles, à part la scène de l’Annonciation, la Vierge Marie ne se trouve jamais seule, mais toujours elle porte l’enfant Jésus sur son sein, ou elle se tient près de la crèche où il repose. Le mystère de l’Annonciation ne se rencontre
Figure 116. - Les Mages qui saluent l’étoile sous l’aspect d’un monogramme (cimetiére des SS. Pierre et Marcellin).
que deux fois dans les catacombes de Rome, et pas ailleurs. Au cinquième siècle, on le trouve sur les sarcophages, dans les sculptures en ivoire ou en bois, dans les mosaïques, mais alors on y voit le reflet des écrits apocryphes.
Aux catacombes, la plus ancienne peinture de l’Annonciation, datant du ri° siècle, se trouve au cimetière de Priscille, au centre d’un plaïond orné de cercles concentriques. Elle représente la Vierge assise avec dignité sur une chaire ei recevant le message de l’ange, ce dernier sous les traits d’un jeune homme et la main droite étendue comme quelqu'un qui parle.
L'autre peinture de l’Annonciation trouvée au cimetière des SS. Pierre
(1) Entre les auteurs, voici ce qu'en dit Prudence dans son hymne de l’Epiphanie: « O vous tous qui cherchez le Christ, levez les yeux vers le ciel et vous y trouverez le signe de la gloire éternelle. cette étoile demeurera éternellement et ne disparaîtra jamais ».
et Marcellin, date du troisième siècle et fut faite aussi dans un plafond; toutefois elle n’en occupe pas le centre, car elle fait partie d’un eyele de scènes concernant le Christ. Les deux peintures ont entre elles une grande ressemblance, et Wilpert fait observer avec raison que les artistes, en montrant Marie assise au moment de l’Annoncia-