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CHAPITRE II. - LES SACREMENTS

Les deux livres liturgiques dont il est question sont sur ce point explicites et détaillés et nous font voir qu'à ch£cune des trois immersions étaient posées les demandes du Credo. Comme ils font en quelque manière partie du domaine de l’archéologie, nous citerons de l’un d’eux ce qui est plus caractérisbtique €t plus propre à expliquer 5 7 les monuments.

dut,

Canon XIX° d’'Hippolyte.

«Manum habens (baptizans) in <aput eius impositam, baptizat eum semel in aqua. Deinde altera vice eum interrogat his verbis: Credis in Jesum Christum, Filium Dei, quem peperit Maria Virgo. ex Spiritu sancto, qui venit ad salvandum genus humanum, qui pro nobis crucifivus est sub Pontio Pilato, mortuus est, et tertia die

resurreæit a mortuis, ascendit in cae- Lum, sedet ad dexteram Patris, et veniet qudicare vivos et mortuos ? Respondit : Credo, et iterum baptizat eum in aqua. Singulis autem vicibus dicit: PBaptizo te in nomine Patris et Filii et Spiritus sancti, aequalis in se Trinitatis » (1).

Remarquons tout de suite que le texte qui prescrit de baptiser dans l’eau, in aqua, selon le sens donné à l'expression de la Sainte Ecriture, peut indiquer aussi bien l’infusion que l’immersion. Alors, d’après les monuments que nous expliquons (figures 135, 136) il est évident que l’infusion et l’aspersion étaient en usage comme l'immersion, et ceci s'accorde avec la Atdayñn ou la doctrine des Apôtres «dans laquelle on parle clairement non seulement de l'immersion, mais aussi de l’infusion de l’eau sur la tête, comme un rite, non exceptionnel comme en cas de maladie, mais d'usage fréquent; c’est-à-dire, chaque fois que l’eau courante faisait défaut ou que l’eau recueillie dans un bassin ne suffisait pas aux immersions. Cette prescription si claire, comme règle ordinaire, est unique dans la première littérature chrétienne en ce qui concerne le baptême; elle fut abolie quand le texte de la Atdxyn

Figure 135. - Baptême du catéchuméne.

(1) ACHELIS, |. c.

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passa à ce qu'on appelle les Constitutions Apostoliques. La raison de cette mesure se trouve dans les constructions régulières et faites selon le temps, des piscines pour le baptême, avec des locaux destinés aux réunions des fidèles et à la liturgie; de la sorte, le manque des conditions nécessaires et requises pour le baptême par immersion était alors moins fréquent qu'auparavant» (1).

Bien plus, c'était aussi l’usage de baptiser un grand nombre de catéchumènes dans les fleuves ou dans des réservoirs d’eau: nous avons

ENTISPOQVEMY T'ELCITON SPAVSATE

Figure 136. - (Inscription d’Aquilea).

à ce sujet le témoignage de Tertullien dans son livre du Baptême où 1er nulla distinctio est, mari quis an stagno, flumine an fonte, lacu an alveo diluatur. Nec quidquam refert inter eos quos Joannes in Jordane, et quos Petrus in Tiberi tinxit» (c. 4).

Il y eut des auteurs qui ont prétendu voir dans le fait de l’imposition de la main, l’acte de l’évêque conférant la Confirmation. Nous ne nous arrêterons pas à réfuter cette assertion; nous nous contenterons de faire observer que d’autres monuments, faisant exclusion absolue de la confirmation, représentent le même geste d'imposition de la main au eatéchumène: parmi eux se trouvent quelques bas-reliefs de sarcophages et un marbre d’Aquilée reproduit par la figure 136. Ce dernier à de la valeur: il nous montre, outre le fait du baptême et de l'imposition de la main, la présence du Sauveur, orné du nimbe, ce qui semble indiquer, selon la parole de $S. Augustin, la vertu de

(1) DE Rossi, Bull. d'Arch. crist., 1886, p. 19 ss.

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