CHAPITRE II. - LES SACREMENTS
Celui par qui son ministre confère le baptême: Paulus baptizet, hic (Christus) est qui baptizat (1).
Le même personnage se trouve aussi avec le nimbe dans une autre représentation du baptême par infusion, gravée sur un verre trouvé à Rome.
Le prof. Avtilius Proïumo vient de jeter de la lumière sur 14 question du rite du baptême. Etudiant un très-ancien baptistère au cimetière de Priscille et mettant à profit les études d’autres monuments du genre et de la littérature sur cette question, il arrive à cette importante conclusion que vers le 11° siècle, tandis qu’en Orient, exception faite pour les cas de nécessité où, selon la Atdæyn, d’origine orientale, l’infusion était employée; la triple immersion était l’usage constant; à Rome au contraire le rite de l’infusion était en vigueur. De fait, tandis que la littérature du 11° siècle, avant le De Baptismo de Tertullien, ne dit rien de la question du rite, les monuments sont unanimes à nous représenter le rite de l’infusion, surtout au cimetière de $S. Calixte (figures 133-135) dans les peintures antérieures à la fin du r° siècle (2).
Passée la période des persécutions, le symbolisme du baptême, après avoir quelque peu varié au III° siècle, prit un aspect moins secret, mais ne cessa que très tard et devint assez souvent la décoration caractéristique des baptistères et de tous les accessoires employés dans l’administration de ce Sacrement. L'idée du pêcheur resta gravée dans l'esprit des chrétiens au point qu'on là trouve encore sur là cuve d’un baptistère du 1x° siècle conservé en l’abbaye de Grotta Ferrata; on peut en dire autant des scènes marines et de tout ce qui regarde l'IXO YE divin et sa génération céleste. Les inseriptions métriques dont les Pontifes et les évêques ornaient les fonts baptismaux, étaient l'expression de l’origine divine et des effets prodigieux d’un si grand Sacrement. Et comme, aussitôt le baptême reçu, on administrait le sacrement de confirmation, en se servant, faute de local destiné à cet effet, du baptistère, ainsi parfois, aux éloges du baptême, s’ajoutaient ceux de cet autre sacrement qui perfectionne et renforce les effets du premier.
Voici un modèle de ces inscriptions:
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Sumite perpetuam sancto de gurgite vitam Cursus hic est fidei mors ubi sola perit.
Roborat hic animos divina fonte lavacrum Et dum membra madent mens solidatur aquis.
(DAS ATG., Tract. in Joann., 6.
(2) ProruMo, Studi Romani, fasc. II-TIT, 1915.
Auxit apostolicae geminatum sedis honorem Christus... ad caelos hanc dedit esse viam, Nam cui syderei commisit lumina regni Hic habet in templis altera regna pol.
Symmachus hic statuit sacri baptismatis usum Sub quo quidquid erat incipit esse novum.