‹ Manuel d'archéologie chrétienneChapitre 136 sur 305 · LE · texte numérisé non relu

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Istic insontes caelesti flumine lotas Pastoris summi dextera signat oves.

Huc undis generate veni quo sanctus ad unum Spiritus ut capias te sua dona vocat.

Tu cruce suscepta mundi vitare procellas Disce magis monitus hac ratione loei (1).

En concluant, remarquons comment le fait de trouver çà et là dans les monuments des souvenirs liturgiques de là plus ancienne pratique de l’Eglise, est un des fruits les plus doux de la science archéologique. Le monument dont le sens est connu à l’aide de documents écrits, fait à son tour rejaillir sa lumière dans l'interprétation de ces documents, lumière d'autant plus précieuse que les données de ces derniers passaient pour moins anciennes. Dans le cubiculum A° des Sacrements où l’on admire dans les peintures concernant le baptême un étonnant accord des images avec les idées émises par Tertullien dans son traité du Baptême, et où les symboles de l’Eucharistie, comme je l’expliquerai à l’article IV, sont mis en relation avec les éléments typologiques de l’Ancien et du Nouveau Testament, nous devons reconnaître un autre point de contact entre l’art antique et là liturgie moderne.

Entrés dans le cubiculum cité, si nous regardons vers la porte, nous découvrons vis-à-vis l’une de l’autre, deux peintures de l’eau salutaire: là source prodigieuse du désert et le puits de la Samaritaine. Nous avons déjà expliqué le sens de ces scènes et l’importance de l’ordre où elle se succèdent par rapport à la suite des autres sujets. Notons encore que ce n’est point par hasard que ces peintures ont été mises vis-à-vis l’une de l’autre. Ces deux épisodes bibliques forment l’épître et l'Evangile de la Messe du vendredi de la troisième semaine du Ca-

(1) Les deux épigrammes, données par un manuscrit trouvé dernièrement dans la bibliothèque de Cambridge, sont attribuées à la basilique de S. Michel Archange, et l’auteur en est le pape Symmaque. Le geminatus honor du siège apostolique est certainement le patronage des Saints Apôtres Pierre et Paul: nous pensons que l'accroissement d’un tel honneur découle du patronage de S. Michel, regardé comme le prince et le gardien du paradis, et les chrétiens, sous un tel protecteur, pouvaient réellement triompher des assauts du monde, comme il est raconté dans la seconde épigramme.

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