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CHAPITRE II. - LES SACREMENTS

claire dans les épita&phes du quatrième siècle et des suivants, mais antérieurement les allusions font défaut. Une inscription, citée par Buonarroti, fait mention d’un Postumius chrétien qui obtint la sainte grâce le jour qui précéda son décès.

Admettant que la confirmation faisait partie de l'initiation à la vie chrétienne, on peut croire qu’on l’administrait au mourant avec le baptême, car la parole consecutio, en langage chrétien du rr1° siècle, signifiait toute l'initiation à la vie chrétienne et, par conséquent, 13 confirmation: «Ensuite j'observe, dit J. B. de Rossi, que le verbe &ELO avec son participe nérouévos fut chez les Grecs fréquent et moins solennel quand il s'agissait de rappeler la confirmation. Ecoutez Théodoret: ZIpse nos unæit et sanctissimi Spiritus signaculo dignos ducxit; l’auteur du livre de l& hierarchie ecclésiastique dit, à l’occasion du peuple confirmé: Sacram et deificam divini Spiritus communionem promertit; et Saint Cyrille dans une de ses catéchèses mystagogiques: Hoc sanctum chrisma promeriti vocamini christiani.…. antequam enim hanc gratiam promereamini, eo nomine digni non estis (1).

Dans une inscription du tin siècle, si non du 1°, trouvée près de Rome, sur 14 voie Latine, il est dit d’une déïfunte qu'elle fut ointe dans les bains du Christ de l’onguent incorruptible et pur. La défunte appartient bien à une cette de gnostiques, mais il est certain que ces hérétiques avaient 2dopté toutes les cérémonies de l’initistion à l& vie chrétienne; d’où i& concordance de ces paroles &vec celles de Tervullien : Egressi de lavacro, perungimur benedicta unctione et avec les textes liturgiques cités plus haut.

Mais là plus ancienne allusion épigraphique à ce sacrement nous est peut-être donnée dans le poème d’Abercius, où nous lisons que celui-ci venu à Rome, vit un peuple marqué d’un caractère éclatant. Or, que ce caractère soit celui de l'Esprit Saint, selon la phrase de Saint Paul, c’est l'affirmation de beaucoup d’archéologues et le langage propre de l’épitaphe, qui est grecque, ne permet pas d'entendre du seul baptême l’expression Zoxyis rod Oeod. Parler à cette époque d’une populstion baptisée, c'était, équivalemment, parler d’une population confirmée, et les anciens livres liturgiques ne font que confirmer cette assertion per les expressions consignatio, signatio, signum salutaris, Zopuyis et autres semblables.

Si quelques Pères parlant du caractère qui sert à distinguer les élus des réprouvés, ne font mention que du baptême, on doit l’attribuer, comme il est dit plus haut, à l’importance supérieure que le premier

(1) Bullettino di Arch. crist., 1869, pp. 27-28.

sacrement avait relativement à l’autre et à l’absolue nécessité de le recevoir pour avoir droit à la vie éternelle.

L'inscription d’un nommé Catervius et de sa femme Sévérine porte ces paroles: Quos Dei Sacerdos Probianus lavit et unæit (1) et il faut y remarquer la parole sacerdos qui, selon le style épigraphique ancien, indiquait l’évêque et non un simple prêtre dont le nom était presbyter.

L'inscription d’une femme nommée Picenzia nous fait savoir qu'elle reçut la confirmation des mains du pape Libère:

D. P. VALE. QI LEGERIS | LIBENS PICENTIAE | LEGITIMAE | NEOPHYTAE | DIE. V. KAL. SEP | CONSIGNATAE | A LIBERIO PAPA:|... POSVIT (2).

Permi les marbres qui avaient servi à faire le pavement de l’Église de St Marie du Transtévère, J. B. de Rossi découvrit l'inscription d’un prêtre Mareas mort en 555; le texte transcrit en plusieurs collections épigraphiques en était déjà connu. On y lit entre autres:

Tuque sacerdotes docuisti chrismate sancto Tangere bis nullum iudice posse Deo.

Sans aucun doute, il y est question de la confirmation et non de l’onction épiscopale, comme quelque auteur hétérodoxe à voulu l’insinuer. Mareas vécut au temps du pape Vigile; or déjà sous Innocent I naquit là fausse opinion que l’on pouvait réitérer le sacrement de connote et, malgré les décrets des Pontifes, cette opinion persistait encore à l’époque de Grégoire le Grand (3).

D'après les textes déjà cités, il est évident que le ministre propre du sacrement de là confirmation aux premiers siècles, était, comme aujourd’hui, l’évêque.

ARTICLE III. — L’Eucharistie (4).

Le sacrement du corps de J.C. ne fut jamais explicitement représenté sur les monuments antérieurs au v°siècle; l’élément symbolique et allégorique des représentations du baptême, est souvent suivi des

BARON, Ann., an. 370; FABRETTI, Inscr., pp. 760-761. Bull. di Arch. cr., 1860, p.. 23:

re di Arch. cr., 1869, pp. 30-31.

( ( ( . Notiones, Vol. 1 pars 1, p. 168 ss; pars IT, p. 166; pars III, p. 1228s.

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