‹ Manuel d'archéologie chrétienneChapitre 145 sur 305 · HORS RE · texte numérisé non relu

HORS RE

L'importance de cette inscription, appelée à bon droit la reine des inscriptions chrétiennes, ne peut échapper à personne. Abercius se dit élève du chaste Pasteur, qui fait paître ses troupeaux de brebis par les monts et les champs, et voit partout. C’est lui, ajoute-t-il, qui m'enseigna les paroles fidèles de vie, et m'envoya à Rome contempler un royaume et une reine parée d'une robe et de chaussures d’or. Là je vis un peuple marqué d'un sceau splendide. C’est là, nettement, un langage secret: le royaume, la reine, le peuple ne peuvent être autres que l’Église et les fidèles déjà nombreux à Rome avant là fin du second siècle. Abercius continue en disant qu'il visita les campagnes de la Syrie et toutes ses villes, même Nisibe, et qu'il alla au-delà de l’Euphrate, ayant Paul pour compagnon. La foi partout le guida, et lui fournit l'aliment qui, partout, était le poisson de la fontaine, le poisson grand, pur, que la chaste vierge a pris et donné aux amis pour qu'ils en mangeassent perpétuellement, ayant du vin excellent qu'elle sert mêlé d’eau avec Le pain.

On le voit, le langage se maintient toujours secret: l’idée du grand poisson pris par la vierge immaculée et donné comme £&liment perpétuel aux amis y domine. À ces concepts répondent ceux d’un autre

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