CHAPITRE II. - LES SACREMENTS
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et en suppose trois autres se trouvant sur la tuile voisine à laquelle elle était rejointe. Peut être y voyait-on aussi l’image de deux poissons, mais il n’en est rien resté.
Le poisson avec le pain marqué d’une eroix au-dessus du monogramme du Christ est gravé sur un marbre du cimetière de S. Agnès (fig. 146) et on en trouve un autre exemple tout pareil dans le cimetière de Domitille. Mais plus éloquents sont les titres qui présentent,
Figure 145. - Peintures eucharistiques du commencement du 11 siècle.
dans le nombre des deux éléments, une claire allusion aux multiplications miraculeuses. Parfois même, ce n’est plus la croix, mais le monosramme formé par les initiales des mots Incods Xo1oroc qui est gravé sur les pains: c’est ce qu’on peut relever sur la figure 147.
Au troisième siècle le symbole des multiplications des pains continue à se montrer dans les peintures; plus rarement apparaît le poisson mystique; à sa place un autre miracle s’introduit dans les symboles, celui du changement de l’eau en vin. Son a&pparition correspond chronologiquement à l’admission même de ce miracle dans le symbolisme, et c’est précisément vers l’époque de St. Cyprien, le premier qui en parle comme d’une figure eucharistique (1), que le miracle de Cana
(1)"CyPRrAN., Epist. LXTII, 12; P. L., IX, 383.
fait son entrée dans l’art. Dès ce moment, il ne cessera plus d’inspirer l’art chrétien: des peintures, 11 passera aux sarcophages, aux mosaïques, à tous les genres de monuments figurés. Souvent même, il apparaîtra Ou symétrique ou juxtapos sé à le mul tiplication des pains, comme pour exprimer l'élément liquide des espèces ezcheristiques, et, tout autant que l’autre espèce, il précèdera comme un gage de résurrection les miracles des morts rappelés à la vie. | | | |
Mais le signification symbolique de ces miraecles-ressor&-plus- boue.
encore dans une peinture des catacombes d'Alexandrie d'Egypte. La
aux verres dorés, aux ivoires, aux sculptures sur bois, breï
Figure 146. - Marbre du cimetière de Sainte Agnèse.
place même qu'occupe cette peinture indique déjà suffisamment le caractère et le sens, puisque, comme la Fractio panis, elle se trouveau dessus de l'endroit où s'élevait l'autel; et nous verrons dans la suite que d’autres figures évidentes du sacrifice et de la table mystiques ont été, de préférence, placées près des autels. Mais de plus, dans la peinture d’Alexandrie, ce sont les inscriptions elles-mêmes qui déterminent le sens des sujets. Au milieu de la figure est assis le Christ, ayant à ses pieds douze corbeilles pleines de pains marqués d’une croix. Il étend là main seuche au dessus de quelques poissons que lui présente l’apôtre André, et l2 droite sur les pains présentés par Pierre. Au dessus de la têve de chèque personnege, on lit
IHE+POY Dis ANAPEAY = - Pierre Jésus-Christ André
A droite de ce groupe sont trois personnes assises pour manger; elles pourraient indiquer la réfection de la foule; mais l'inscription dit: qu'elles «mangent les eulogies du Christ »:
TAZ EYAOTMIAZ TOY XY EXOGIONTEZ
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