‹ Manuel d'archéologie chrétienneChapitre 185 sur 305 · EU · texte numérisé non relu

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Iei repose la chair de Julia Evarista, très chère à Dieu; son âme, renouvelée

par l'esprit du Christ et revêtue d’un corps angélique, à été reçue avec les Saints dans le céleste royaume du Christ (2).

(1) Notiones, Vol. II, pars I, pag. 89 ss.; pars IT, pag. 205 ss.

(2) DE Rossi, Inscript., Vol. I, pag. CXVI. — Notons que si l'on croyait les anges doués d’un corps aérien et d’une figure humaine, on ne se les imaginait pas cependant sous les traits de petits enfants, mais sous ceux de jeunes gens, et on les représentait de même. Ce ne fut pas non plus l'usage, dans les trois premiers siècles, de les représenter avec des ailes, comme on peut le voir dans les peintures de l’Annonciation (figure 119). Les anges ailés commencent à apparaître au quatrième siècle, et l’on en trouve peut-être le plus ancien

Une autre inscription romaine nous donne la vraie idée de la mort, telle que Jésus lui-même l’a donnée dans son Evangile:

Domine qui deDISTI OMNIBUS ATCERSIONEM SUSCipe animam BONIFATI PER SANTUM (sic) NOMen tuum.

Seigneur, qui nous avez tous appelés à vous, recevez, par votre saint nom l’âme de Boniface (1).

Il est claire que nous avons ici une formule liturgique, en usage à. partir du troisième siècle au moins, une prière qui fut Commune aux

Ce

Figure 177. - (Cimetière de S. Calixte).

Pères et aux fidèles, à Rome comme en Afrique, ét nous là trouvons. dans $S. Cyprien qui écrit: (Il nous à été souvenx révélé que la mort de nos frères n’est pas à pleurer, puisqu'ils ont été appelés par le Seigneur et délivrés du siècle » (2).

Comme aujourd’hui encore, on croyait que l’âme était introduire par les saints dans la béatitude éternelle, que les anges venaient à sa rencontre e% la présentaient à Dieu. Une inscription publiée par Fabretti se termine par ces mots:

ACCERSITUS AB ANGELIS (3)

exemple monumental dans un très beau bas-relief de l’Annonciation et de la. crèche découvert près de Carthage par l’illustre P. Delattre. Sur la mention des. Anges dans les moriuments, voir Notiones, Vol. II, pars 1, p. 84; voir aussi CABROL, Dictionnaire d'arch. et de liturg., art. Ange.

(1) BUONARROTI, Vetri, pag. 106.

(2) Nobis saepe revelatum est fratres nostros non esse lugendos accersionedominica de saeeulo liberatos... (CYPRIANUS, De mortalitate, cap. XX).

(3) FABRETTI, Inscript. domest., cap. VIII, n. 86.

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