FLORIDE PERGE CAELESTI PER REGNA DEI SIC VITA MERETVR
Va, o Floridus, à travers le royaume de Dieu, ainsi que le mérite (ta) vie céleste (Rome, an. 427).
nON TAMEN HAEC TRISTES HABITAT POS{ l[IMINE SEDES proxima SED CHRISTO SIDERA CELSA TENET
Elle n'habite pas du moins les tristes séjours hors du ciel, mais auprès du Christ au plus haut des cieux (Rome, an. 385, ou 392, ou 406).
Les idées relatives au palais et au royaume céleste se retrouvent appliquées sans distinction tant aux martyrs qu'aux simples fidèles, et Saint Paul en parlant de la couronne de justice que lui réserve le juste juge (1) n’entend point limiter cette récompense aux seuls martyrs. La belle épitaphe de la martyre Zosime, complétée et publiée par De Rossi nous donne l'interprétation courante de ces paroles de Saint Paul: on y verra s’il faut les entendre du jugement dernier et de la récompense finale ou plutôt de la rétribution qui suit immédiatement le jugement particulier:
ACCIPE ME DIXIT DOMINE in tua limina Christe EXAVDITA CITO FRVITVR modo lumine caeli ZOSIME SANCTA SOROR Magno dejunta periclo IAM VIDET ET SOCIOS SANG certaminis omnes LAETATVRQVE VIDENS MIRAmter sistere circum MIRANTVRQVE PATRES TAN{&G virtute puellam QVAM DE SVO NVMERO CVPIEnTES esse vicissim
(1) «Cursum consummawvi, fidem servavi. In reliquo reposita est mihi corona iustitiae, quam reddet mihi Dominus in illa die iustus iudex » (II Tim. IV, 8).