‹ Manuel d'archéologie chrétienneChapitre 224 sur 305 · CHAPITRE. 1V. - LES FINS DERNIÈRES · texte numérisé non relu

CHAPITRE. 1V. - LES FINS DERNIÈRES

CERTATIMQVE TENENT ATQue amplectuntur ovantes IAM VIDET ET SENTIT MAGNI spectacula regni

ET BENE PRO MERITIS GAVDET SIBI PRAEMIA REDDI TECVM PAVLE TENENS CALCATA' MORTE CORONAM NAM FIDE SERVATA CVRSVVM CVM PACE PEREGIT (1).

Figure 244. - Détail de la fig. 241.

(1) Il ne sera pas superflu de rapporter ici le commentaire que J. B. De Rossi rattache à ce petit poème: « II modo che tiene 1l poeta nel trattare l’elogio della martire Zosima sembra suggerito ed ispirato da memorie freschissime e di pochi giorni. Imperocchè il primo esametro comincia ex abrupto dal ricordo delle ultime parole uscite dalla bocca della santa chiedente à Dio, fra 1 tormenti, che la togliesse al martirio e l’accogliesse in pace nel regno suo; e tosto il poeta soggiunge: ÆExaudita cito fruitur (modo lumine caeli) Zosime sancta soror… iam videt et socios, ete. Sembra adunque che si sia celebrato un martirio e un trionfo pur allora avvenuto. E per quanto vogliamo dare alla figura poetica ed all’ipotiposi, rimarrà Sempre un fondo di colore contemporaneo da persuadere, che codesto elogio è diversissimo da quelli dei martiri dettati nel secolo quarto e ne! quinto. Infatti quella minuta, lieta ed affettuosa pittura delle accoglienze fatte nel cielo alla novella ospite dai compagni che l’avevano preceduta e dai vecchi Padri, mentre ai tormenti ed alla morte à fatta appena una delicata e trionfale allusione, è segno dell’età della lotta e delle persecuzioni, non di quella della pace, quando predominava atra e paurosa la memoria degli anni del terrore e del sangue » (Fasti della Chiesa Portuense, in Bull. di arch. crist., 1866, pag. 47-48).

L'auteur de ce poème, s'inspirant donc du mot de Saint Paul: «J'ai accompli ma course, j'ai conservé la foi; une couronne de justice m'est réservée pour ce jour par le J'uste Juge », les entend d’une récompense immédiate et puisqu'il s’agit d’une couronne de justice décernée par le Juste Juge, on ne peut songer qu’à un prix substantiellement complet et définitif, susceptible seulement d’un accroissement accidentel,

De Rossi pense que ce poème est une véritable épitaphe; aux raisons qu’il en donne dans le passage reproduit en note ci-dessus, nous croyons pouvoir en ajouter une autre déduite des ses affinités avec la production littéraire du temps. Saint Cyprien par exemple, dans le De mortalitate, expose des idées très voisines de celles qui inspirent notre poème: « Pensons que notre patrie est le Paradis, que déjà nous avons commencé à avoir pour pères les patriarches ; oh, pourquoi ne pas nous hâter, ne pas courir pour voir notre patrie, pour saluer nos parents ? Là nous attendent un grand nombre des nôtres, nous désire une foule de parents, de frères, d'enfants; bien qu’ils soient désormais sûrs d’être à l'abri de tout péril, ils s'inquiètent encore de notre salut ».

Du reste il ne manque pas d’épitaphes qui nous offrent une description du Paradis, séjour des âmes des défunts, selon les désirs, les espérances et la conviction des survivants:

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