CHAPITRE IV. - LES FINS DERNIÈRES
Rien d'étonnant si après ceia (les vertus et bonnes œuvres énumérées dans la première partie de l’épitaphe) il a mérité d’être admis auprès de toi, Ô Christ, d'entrer aux demeures angéliques, aux palais resplendissants d’or; de posséder tes richesses, à Paradis, les prairies toujours brillantes, tes jardins odorants de fleurs divines; de voir sous ses pieds les nuages et les astres du ciel.
(Epitaphe de $S. Hilaire d’Arles).
: FAVSTINIANVM
Figure 246. - Marbre du cimetière de $S. Calixte.
Le dernier vers est une réminiscence de Virgile: Sub pedibusque videt nubes et sidera Daphnis (1).
Lies
Figure 247.
NE TRISTES LAGrimas ne PECTORA TVNDITE Vestra
O PATER ET MATER Nam TegNA CELESTIA TANGO NON TRISTIS EREBVS NON PALLIDA MORTIS IMAGO SED REQVIES SECVRA TENet LVDOQVE CHOREAS INTER FELICES
ANIMAS ET 4MOENA PIORVM PRaedia…
{1) VIRGILE, Eglogue, V. 56.
O mon père et ma mère, ne pleurez pas et ne frappez pas votre poitrine, car je possède les célestes royaumes; je ne suis point le prisonnier du triste Erèbe, n1 de la pâle image de la Mort, mais l'hôte d’un repos plein de sécurité; je me Joue dansant parmi les âmes heureuses et les gracieuses prairies des Saints. (Cimetière de Sainte Agnès) (1).
A ces inscriptions et à tant d’autres semblables, on oppose d’ordinaire l’ambiguité de certaines formules épigraphiques et de quelques épitaphes, qui laissent un doute sur la croyance de leurs auteurs, ou même nient explicitement la rétribution immédiate. J’ai discuté ce point dans mes Notiones (2) auxquelles je renvoie: je tiens pourtant à rapporter ici un exemple de ces formules ambigues. Il s’agit d’une très ancienne inscription trouvée en Bithynie, pays où le Christianisme avait, dès le temps de Trajan (98-117), pénétré dans toutes les classes de la société:
TON HACIN ŒJIAION KATAE …. Tôv zou pihuov xat & Elrov|
HOAYOABOIÏIC ANAPACIN.....… moAvoABorc àvôptov lért]- TIOIC AOËAN EDEIJIAAM … yhous. Ablav éverkau [e]- NOC NEIKATOPICIIINYTO … voc.vetxtroprc mwvro [0], RENODONTOC TONETOY... Æevopoyroc yoverob, [0 det- …… TEIMAN TIEICTHNEKII v&(?)] reuuhv rAclornv èxth Fe TOTIAGILE BOMOLCINES [ouiro racBporotoiv [ev|
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eh: OYTIOIMNETATEPII .…. GTIoÙ Toluvelx TEpx y | WAAMOICTE ATEIOICK Vaauois Te dyetoic xlat àva|- TNQCMAC INTANTA CEOI yvocuaoiv révrac 0 [Eov|, ENATEIQOTETOIQ EY..…… v œyclw te Toro ed [der] XPEICTOY AXPANTO …, . Xpercrod dypavrolv, {xe|- TOTE ANAKTAZOHCBI 76 re dxavra Cons Bilov roi]. THCATIKATIOANE PI 2 Too xat Oxnep|[dv Daira v ee OIC MEAAOPOICAT T'oic ueAdOporc &y'elous. TAN- … ACTEAMOMOCOKTI …. clac re duoucs dxT'o x Dexx Av] KABANTACEM xaBavrac èu[tespuué vei] AO=ANAXPA D6Eav &ypavirovl. (3).
A la mémoire d’un homme aimé et estimé des hommes les plus opulents qui soient sur la terre. Succédant à la gloire d’un habile vainqueur, son père Xénophon, il s’est grandement honoré aux yeux de tous les hommes et parmi tout son peupleFfaisant les délices du troupeau du Dieu Très Haut, et ensei-
(1) WiLPERT, Ein Cyclus, pag. 37, note 3.
(2) Notiones, vol. II, pars I, pag. 120-149.
(3) CABROL, Dictionnaire, etc., art. Bythinie, col. 919-925.