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CHAPITRE IV

L°Epigraphie et l'Art.

Nov ne traiterons pas” ici eæ professo de l’épigraphie, de l’art sépulcräl ou de la décoration des tombeaux; nous n’en parlerons que brièverhënt, nous ne donnerons que les principes généraux. Quant à leur imbortance comme sources et témoignages de la tradition ecclésiastique, :is seront l’objet de la seconde partie de notre manuel.

ARTICLE I. — [°Epigraphie.

Les inseriptions chrétiennes sont généralement gravées sur le marbre ; parfois elles sont peintes au minium sur des tuiles bipédales rarement au charoen. Dans les provinces du nord de l’empire, on employait aussi la pierre arénaire ou toute autre pierre calcaire; en Espagne et dans l’Afrique du nord, les inscriptions étaient parfois en mosaïque. Au Iv° et v° siècles on fit un grand usage de marbres déjà employés, et il n’est pas rare de rencontrer dans les régions cimitériales de cette époque des inscriptions écrites sur les deux faces de la pierre: l’une, plus ancienne, est généralement païenne, effacée, ou disposée de ma-

nière qu'elle ne puisse pas être vue. L'autre, plus récente, est toujours chrétienne, la seule qui devait paraître sur le tombeau (1).

Les langues les plus fréquemment employées, en Occident d’une manière exclusive, furent le latin et le grec: en Afrique, l’on rencontre aussi des inscriptions en copte, mais en général elles ne remontent pas au-delà du 1v° siècle. La langue grecque, propre à l'Orient, domina aussi dans les régions de la Grande Grèce, et surtout en Sicile. On à remarqué qu'à Rome pendant le 1° et une grande partie du II° siècle, les inscriptions latines et grecques sont en nombre presque égal.

(1) Notiones, Vol. II, pars 1, page 5 et suiv.

Puis ces dernières furent moins nombreuses, jusqu'à leur disparition complète. C’est là un indice chronologique précieux, qui nous montre aussi en quelles proportions diminua à Rome, même parmi les auteurs, l'habitude d'employer la langue grecque (1).

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Figure 31. - Loculi fermés avec inscriptions dans le cimetière de Priseille.

Quant à leur chronologie, ou les inscriptions présentent le nom des consuls ordinaires (éponymes), et alors il n'y à qu'à chercher en quelle année tombent les consulats dont on trouve le nom; ou elles donnent des indications sur le cycle lunaire, solaire, ou des indictions; le calcul de l’époque devient alors plus difficile et exige parfois le recours à un astronome (2); ou encore, elles portent l'indication et l’année d’une ère. Ce dernier caractère est propre à beaucoup d'inscriptions orien-

(1) Notiones, Vol. IT, pars 1, p. 7 et Suiv.

(2) Notiones, Vol. II, pars 1, p. 34-42.

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