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du sang, ce que nous ne nions point, la matière qui y était contenue s’altéra tellement, qu'il est très-difficile de distinguer par l’analyse chimique les éléments constituant le sang d’autres matières.
Comment donc les anciens pélerins pouvaient-ils reconnaître les tombes des martyrs ? Nous croyons que l’administration des cimetières était alors aussi bien organisée que de nes Jours, et peut-être mieux encore, vu l’importance et le caractère sacré attaché au tombeau. Il y avait des gardiens qui faisaient connaître le chemin du labyrinthe dans lequel on aurait pu s’égarer. Il existait une nomenclaïiure de chaque partie du cimetière, de chaque galerie; chaque pilier avait un nom à lui de même que dans les colombaires païens.
Enfin on ne peut douter qu'il n’y eût un registre des tombes, où les tombeaux des martyrs étaient spécialement indiqués. La tombe du martyr pouvait done être rééonnue, non seulement par la tradition, mais par les indications des gardiens, les registres et peut-être aussi par quelque signe que nous ignorons. *