‹ Manuel d'archeologie etrusque et romaineChapitre 22 sur 110 · FI G. 3$. PEINTURE DE CORNETO · texte numérisé non relu

FI G. 3$. PEINTURE DE CORNETO

quelques détails. On y retrouve l'usage archaïque de distinguer le sexe des personnages par la nuance des chairs, blanches pour les femmes, rouges pour les hommes. Toutes les têtes sont dessinées de profil, même quand le reste du corps se montre de face, ce qui arrive quelquefois; et par une gaucherie inverse, sur tous ces profils Poeil est de face. Les extrémités, les mains surtout, avec leurs longs doigts effilés, sont traitées d'une manière toute conventionnelle. Mais d'autre part quel contraste avec les peintures vraiment ar-

chaïques! Ici plus de figures ou difformes, ou grossièrement massives, ou raides et anguleuses! Au contraire, un dessin déjà correct, des proportions généralement justes ; une composition qui pour manquer encore de perspective n^en est pas moins étudiée; de la variété et du naturel dans la plupart des mouvements et des gestes; de Paisance dans la marche des personnages, dont le talon commence à se détacher du sol; à défaut

paraître le vert, qui témoigne enfin d^une certaine expérience à manier les couleurs traditionnelles, à les combiner entre elles, à en varier les tons et les nuances.

Le dessin ci-joint, emprunté à une tombe de Cornéto, permet d^observer la plupart de ces caractères. C'est la tête d'un personnage qui chante en s'accompagnant de la lyre. Au lieu d'un de ces profils immobiles et béatement souriants tels qu'en montrent les oeuvres archaïques, on a sous les yeux une figure bien vivante :

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