COMBAT DE TURNUS ET D ' É N É E
(Ciste coupée.)
LESARTSENETRURIE. 113
combat de Turnus et d^Enée. Telle autre n^a plus que les bustes et les têtes des personnages.
La fabrication des cistes comportait trois opérations. Dans un premier atelier, les feuilles de bronze, découpées en rectangles, recevaient leur décoration gravée. Le travail était facile, la surface étant plane. L'ouvrier reproduisait son modèle sans avoir à s'occuper de Pusage qu'on ferait de la feuille. Celle-ci, ainsi préparée, passait dans un second atelier où elle était plus ou moins rognée : on la courbait pour lui donner la forme cylindrique; on en soudait les bords et l'on ajoutait un fond et un couvercle. Un dernier ouvrier achevait de la monter en lui adaptant une poignée, des pieds, des anneaux reliés par des chaînettes. Avec une pareille division du travail, l'unité du style était impossible.
La poignée soudée sur le couvercle est formée d'une ou de plusieurs figures. Les types les plus ordinaires sont : un corps de femme renversée en arrière et s'arcboutant des pieds et des mains dans une posture de saltimbanque ; deux lutteurs ; un Satyre et une Nymphe; deux guerriers transportant un blessé. Les pieds sont des griffes de lion surmontées d'une sorte de chapiteau ionique, ou d'un masque de Méduse, ou d'une Sirène, ou de génies ailés.
Le travail de ces pièces est d'une valeur très inégale. Elles étaient préparées en grande quantité et beaucoup d'entre elles ont été fondues dans le même moule. Les unes ont été retouchées au ciseau ; les autres sont restées telles quelles. Mais toutes sont d'un style lourd, qui contraste souvent d'une façon choquante avec le style plus élégant des graffiti,
ARCHÉOt. ÉTRUSQUE. 8