DE DUILIUS
(Sur une monnaie impériale.)
et des bas-reliefs, dont les scènes sont empruntées au triomphe de Titus, décorent à droite et à gauche les
faces intérieures despiliers.
Mais dans toute cette richesse il n^ a aucune surabondance et rien ne gâte les belles lignes du monument. Au contraire, à Tépoque de Septime Sévère et de Constantin, tout est sacrifié à la multiplicité des détails. Les piliers semblent trop nus : on les charge de moulures, on les couvre de bas -reliefs, et quels bas-reliefs ! Ce ne sont partout que niches, colonnes, ressauts, statues, médaillons, frises. Tous les fonds disparaissent sous ces luxuriantes et inutiles broderies, d^autant plus nuisibles à Teffet général qu'elles sont d'un style pauvre et d'une facture plus pauvre encore.
A l'architecture triomphale se rattachent les colonnes commémoratives.
La plus ancienne à Rome était celle de Duilius, qui rappelait la première victoire navale remportée sur
les Carthaginois (260 av. J.-C.) et dont le fût était garni d'éperons de navires ou rosU'es. Auguste en fit de pareilles en souvenir de la bataille d'Actium. Mais la plus belle des colonnes commémoratives est celle qui se dresse encore de nos jours à côté des ruines de la basilique Ulpienne et qu'a prise pour modèle Farchitecte de la colonne Vendôme. Elle fut élevée par le sénat romain en Phonneur de Trajan après la conquête de la Dacie, et sans doute en même temps qu'un arc de triomphe aujourd'hui disparu mais dont quelques basreliefs nous restent, encastrés sur les faces de l'arc de Constantin. Le socle est carré et revêtu de sculptures qui représentent des trophées d'armes enlevées aux peuples vaincus; à chacun des quatre angles un aigle tient dans ses serres une guirlande de laurier. Le fût à sa base est orné d'une couronne. Il se compose de trente-quatre tambours de marbre blanc évidés à l'intérieur en vis d'escalier et posés les uns sur les autres. Le piédestal circulaire qui surmonte le chapiteau portait la statue de Trajan en bronze doré, remplacée au xvi^ siècle par celle de Saint-Pierre. Le tout a près de 39 mètres de hauteur. Les principales scènes de la guerre des Daces, les opérations sur le Danube sculptées en bas-reliefs sur le marbre même forment une frise continue qui s'enroule comme un ruban en spirale depuis le bas jusqu'en haut du fût.
ARCHÉOL. ÉTRUSQUE