STATUES MYTHOLOGIQUES
Il y a peu de chose à en dire. Les dieux romains se sont à la longue si bien identifiés avec les dieux grecs, que les mêmes images peuvent également servir pour les uns et pour les autres. On consacre dans les temples de Rome des statues de type hellénique ou de simples
imitations. Ce sont aussi des figures empruntées à la mythologie hellénique qu'on expose sur les places publiques et dans les péristyles des maisons privées. Mais dans cette mythologie qu'on pourrait appeler profane, ce qui domine ce sont les motifs gracieux et riants, des Bacchants et des Bacchantes, des Tritons, des Néréides, des Amours, des Silènes, des Nymphes mutines, des Satyres entreprenants^ tout le cycle en un mot des joyeuses divinités.
Vers le milieu du ii'' siècle après J.-C, les représentations des divinités égyptiennes et asiatiques commencent à se multiplier en raison des progrès que font dans la société romaine les religions orientales. Un type fréquent est celui d'Isis avec son voile, sa longue robe à petits plis qui descend jusqu'à terre et son mantelet à franges noué sur la poitrine. Plus tard, avec les empereurs syriens, arrivent les divinités de la Perse et de PAssyrie. Le culte de Mithra prend une grande extension et le sacrifice mithriaque, c'est-à-dire Mithra égorgeant un taureau qu'il tient affaissé sous son genou et dont il relève la tête, devient un thème banal. On le retrouve sur toute l'étendue du monde romain. Les statues et bas-reliefs qui le reproduisent se comptent par centaines. Mais la plupart n'ont aucune valeur d'art et je ne les signale ici que pour mémoire.