‹ Manuel d'archeologie etrusque et romaineChapitre 84 sur 110 · FI G. II O. PEINTURE DE POMPE I · texte numérisé non relu

FI G. II O. PEINTURE DE POMPE I

d^hippopotames et toute une végétation de lotus et de palmiers.

La plupart des tableaux mythologiques comportent un fond de paysage. Il va de soi que ce paysage est plus ou moins en harmonie avec le sujet et que le même ne saurait convenir à la mort d'Hylas ravi par des Nymphes, au jugement des déesses par Pâris sur le mont Ida, à la chute d^Icare, à la délivrance d^Andromède et à la descente d'Ulysse aux enfers. Il ne faudrait pas croire pourtant que le peintre en le composant s'efforce d'ajouter une impression désolée ou riante à l'impression triste ou gaie que peut provoquer chez le spectateur l'épisode mythologique lui-même. Non ; le paysage est là, non pour éveiller en nous un sentiment déterminé, mais pour indiquer le lieu de la scène : il n'est pas autre chose qu'un cadre.

Pour achever l'énumération des sujets de la peinture gréco-romaine, signalons encore ies natures mortes et les caricatures. Les natures mortes (gibier, volailles, poissons, fruits, fleurs, vaisselle) ne sont que des accessoires dans l'ensemble de la décoration murale : de là vient que si habilement qu'elles soient traitées, elles ne le sont jamais pour elles-mêmes et ne présentent pas ces artifices de lumière et de couleur par lesquels les peintres de nos jours cherchent à produire l'illusion de la réalité.

Les caricatures, nombreuses et variées, témoignent non seulement d'une verve ingénieuse, mais encore d'un fin talent d'observation. La plupart sont des scènes prises sur le vif. Quelques-unes sont des parodies de légendes, la parodie de la fuite d'Enée, par exemple, ou,

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ce qui est plus curieux encore, la parodie, récemment découverte, du jugement de Salomon.

Ainsi nous avons sous les yeux tous les genres, depuis les plus nobles jusqu'aux plus populaires. Quelle richesse d^imagination si tout cela était original ! Mais

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