FIG. III. PARODIE DU JUGEMENT DE SALOMON
(Peinture de Pompéi.)
il est certain que la plupart des peintures grécoromaines sont des copies. Les scènes mythologiques ou épiques sont empruntées à Part alexandrin. Les seules peintures qui témoignent d'une certaine liberté d'invention sont les scènes de genre, les paysages et les caricatures. Là, les peintres gréco-romains montrent ce dont ils sont capables lorsqu'ils sont abandonnés à
eux-mêmes. Leur art est loin d^être parfait. Mais ils ont une précieuse qualité : ils savent voir et observer; ils savent saisir un geste, un mouvement, une attitude, d\\n trait rapide et précis; surtout ils joignent à cette sûreté du coup d'œil une merveilleuse habileté de main.
Original ou non, leur œuvre n^est pas à dédaigner- Il a au moins un mérite, c^est de n^avoir point péri. Il nous montre ce qu'est devenu Part après les grandes écoles. C'est une peinture facile, frivole, raffinée, mais après tout charmante, où Timagination antique, non encore épuisée par une fécondité séculaire, a mis ce qui lui restait de grâce, de gentillesse et d'esprit.