Gcsammclte Akad. Abhandlungen, I, p
LES FIGURINES DE TERRE CUITE. 239
solennelle que les Grecs caractérisaient par l'épithète sûepcvo;. Coiffées de la Stéphane, le visage encadré par les plis du voile, elles ont les bras collés au corps et les mains posées sur les genoux, comme les statues qui ornaient la voie sacrée des Branchides; les nécropoles de Rhodes, de Camiros et de Tanagra en ont fourni de nombreux exemplaires. Cette classe de terres cuites forme la transition entre les grossières idoles primitives et les figurines d\me époque postérieure.
2° Style sévère. — On peut ranger sous cette dénomination les figurines qui procèdent de Tart sévère du V* siècle, et où les traces d'archaïsme n'ont pas complètement disparu. Elles ont encore un autre caractère; c'est de représenter le plus souvent des sujets mythologiques, des figures de divinités, traitées avec l'esprit religieux qui prédominait au temps des guerres médiques*. Certains types de divinités féminines en particulier se distinguent par un air de dignité austère ; représentées debout, les bras pendants, vêtues d'un costume aux plis droits et verticaux, elles ont une attitude sculpturale et hiératique ; telle est une belle statuette de Coré, trouvée à Thisbé, cl dont le style offre tous les signes caractéristiques de l'art du v» siècle. On est en droit de supposer que, parmi ces figurines, il en estqui reproduisent, dans leurs dimensions fort réduites, certaines œuvres célèbres de la sculpture placées dans les temples. Telle figurine de Thespies, par exemple, qui montre Hermès portant un bélier sur ses épaules.
I. Il n'est pas rare de trouver sur ces figurines des traces de flannnes; on les brûlait sur le bûcher. '
semble inspirée directement par THermès criophore de Kalamis, exécuté pour lesTanagréens, en souvenir d\me peste qui désolait la ville : « le dieu détourna des Tanagréens une maladie pestilentielle en portant un bélier tout autour des murailles ' ». D'autres offrent la représentation d'Hermès, coiffé du petit chapeau (xuv^) et portant un bélier sous le bras (fig. 76); c'est ainsi que les sculpteurs éginètes Onatas et Callitelès avaient conçu la statue du dieu qu'ils exécutèrent pour Olympie*. Cette préoccupation des coroplastes, de reproduire les œuvres de la sculpture, explique le style magistral de certaines figurines, qui, grandies par la pensée, peuvent assez fidèlement