‹ Manuel d'archéologie grecqueChapitre 110 sur 157 · I. Rapporta Volcente · texte numérisé non relu

I. Rapporta Volcente

proviendraient de Grèce et même d'Athènes ; ce système trop absolu ne laisse aucune place à Tactivité des céramistes italiotes. La question ne saurait être résolue que par une comparaison attentive des vases italo-grecs avec ceux de la Grèce propre. '

Il n'est pas douteux qu'aux vi» et v« siècles l'importation de Grèce en Italie ait été très fréquente, et elle est prouvée par les faits. On a trouvé en Grèce et en Italie des vases de style identique, offrant des sujets analogues, et cette concordance est surtout frappante pour la période archaïque. Le témoignage de l'histoire vient d'ailleurs confirmer celui des faits : on sait que vers l'an 655 (ol. xxxi. 2) le Corinthien Démarate, chassé de Corinthe parle tyran Kypsélos, émigra à Tarquinies, accompagné de deux artistes Eiicheir et Eiigrammos *. Le nom légendaire d'Eugrammos [qui trace de belles lignes] paraît signifier simplement que Démarate amenait avec lui des ouvriers céramistes, habiles dans l'art de la terre. Ainsi paraît s'expliquer la présence en Étrurie de poteries grecques couvertes d'inscriptions en caractères corinthiens. La fréquence du commerce entre la Grèce et l'Italie pour des époques plus récentes est d'ailleurs prouvée par des faits précis : certaines signatures d'artistes se lisent à la fois sur des vases trouvés en Grèce et sur des poteries provenant des nécropoles italiennes^; l'argument tranche la question.

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