I. Etudes sur les vases ycints
LES VASES PEINTS. apj
duv" siècle, ni descendre au delà du début du iv® siècle. C'est le moment de la perfection de Tart, des grandes écoles de TAttique et du Péloponèse; toutefois, comme le progrès ne marche point du même pas dans le domaine des différents arts, les céramistes ont fort bien pu rester, plus longtemps que les sculpteurs, fidèles à cette rigidité de formes qui ne s'assouplit complètement qu'au iv^ siècle. En dépit de ces nuances, il est certain que les peintures céramiques de cette époque reflètent le style du grand siècle; on peut même penser que les céramistes se sont souvent inspirés des maîtres de la peinture. A propos d'une magnifique amphore de Munich, représentant l'enlèved'Orithyie par Borée, Welcker a établi des rapprochements ingénieux entre le style de cette composition et celui de Polygnote, qui florissait vers la lxxv" olympiade ; le vase de Munich reproduirait la manière imposante et grandiose du peintre qui avait décoré la Lesché de Delphes. Les musées sont très riches en vases de ce genre ; mais il faut placer au premier rang la belle amphore du Varvakéion à Athènes, qui montre la lamentation près d'un mort, et le cortège des cavaliers se préparant, la lance baissée, à escorter le convoi.
Sans nous attarder à multiplier les exemples, nous citerons les principaux vases signés de noms d'artistes, ceux surtout qui accusent un style personnel. Andokidès est un des plus anciens artistes de cette période : une amphore signée de lui*, d'un style encore raide, offre l'emploi simultané de la peinture noire et de la