DORIQUES
plate, la bande ou tnsnie, qui sépare Farchitrave de la frise, formée par ralteriiance des triglyphes et des métopes. On donne le nom de triglyphes aux canaux
pj(j ç, DÉTAIL DE LA FRISE ET DU LARMIER
entaillés en biseau qui décorent un rectangle en saillis posant sur la bande, et au-dessous duquel viennent se fixer six petits cônes de marbre appelés gouttes.
En réalité, les canaux ne sont pas au nombre de trois, comme le nom de triglyphe semble l'indiquer : on en compte deux entiers sur la face du rectangle, et un demi à chaque extrémité. Ces rainures ont été expliquées de la façon la plus diverse; Vitruve est conséquent avec son système en affirmant qu'elles dérivent des tringles de bois qu'on appliquait à Textrémité des poutres pour les décorer. La métope est une plaque de marbre quelquefois lisse , le plus souvent ornée de sculptures en bas-reliefs, qui remplit exactement l'intervalle entre les triglyphes. Primitivement, cet intervalle restait vide, comme on le voit d'après les textes des auteurs.
Dans la tragédie d'Orcste, ce personnage raconte qu^il s'est échappe en passant à travers les ouvertures des triglyphes.
L'entablement est couronné par la corniche, dont la partie essentielle est le larmier, surlace plate s'avançant
au-dessus de la frise, et destinée à la protéger en favorisant l'égouttement des eaux. Le plafond du larmier est formé par les mutules, sortes de corbeaux qui soutien-