‹ Manuel d'archéologie grecqueChapitre 34 sur 157 · Liv. m · texte numérisé non relu

Liv. m

y(> MANUEL D'ARCHEOLOGIE GRECQUE.

Les érudits ont mis en avant plusieurs systèmes pour mettre d'accord les textes et les nécessités de la construction. D'après une opinion très répandue, partagée par M. Wood dans sa restauration du temple d'Ephèse^ le temple aurait été éclairé par une ouverture (è-aT&v) pratiquée dans le plafond et dans la toiture. Mais si restreinte que fût cette ouverture, elle aurait eu Pinconvénient de laisser pénétrer les eaux de la pluie dans une partie de la cella. On est conduit dés lors à supposer remploi d'un vélum ou de pierres transparentes, ce qui est une hypothèse gratuite. Fergusson et Canina - ont imaginé une sorte de lanterne, percée de Jours latéraux, et placée au-dessus de l'ouverture. Mais ce système donne au faîtage du toit un appendice disgracieux; et au contraire, les représentations des temples sur les médailles montrent une ligne de toiture continue et parfaitement nette'. Le système le plus récent est celui de M. Chipiez, qui fait disparaître ces difficultés par une interprétation ingénieuse du texte de Vitruve : « Lespace intermédiaire » désignerait l'intervalle compris entre le mur de la cella et les colonnes de l'ordre intérieur, qui forment sur les côtés latéraux de la cella une sorte de galerie. « Si nous enlevons une rangée de larges tuiles de marbre du toit, dans chaque surface comprise entre les colonnes intérieures et les murs du naos, la lumière tombe tout d'abord sur... les pla-

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