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PREMIÈRE PÉRIODE

Ouvrages généraux : Othried Muller : Manuel d'archéologie (trad. Pol. Nicard). — Brunn : Geschichtc der Griechischen Kilnstler. — Overbeck : Geschichte der Griechischen Plastik. — Recueils de planches : Muller-Wieseler : Denkmaeler der Alten Kunst. — Glarac : Musée de sculpture. — Welcker : Alte Denkmaeler. — O. Rayet : Monuments de l'art antique, et les grandes publications périodiques, comme les Monumenti inediti delV Instituto di corrisponden:{a archeologica di Roma, VA rchaeologische Zeitung, la Ga:^ette A rchéologique, par MM.de Witte et Fr. Lenormant. On citera au furet à mesure les principaux ouvrages spéciaux.

LES ORIGINES LEGENDAIRES jusqu'à la fin du VIl"^ SIÈCLE

Si les arts industriels se développent de bonne heure en Grèce, la sculpture proprement dite, celle qui vise à reproduire la forme humaine et à traduire les conceptions religieuses ou poétiques, reste longtemps en retard. Essentiellement religieuse à ses débuts elle consacre

loo MANUEL D'ARCHEOLOGIE GRECQUE.

ses premiers efforts à représenter les dieux sous une forme sensible : or ce travail ne peut commencer que lorsque la poe'sie, plus libre, aura donné aux dieux un caractère plastique assez arrêté, et fourni à la sculpture les éléments qu'elle doit mettre en oeuvre. Le développement de la sculpture est donc subordonné à celui du sens poétique et du sentiment religieux.

Les plus anciens simulacres des divinités helléniques sont plutôt des symboles que des œuvres plastiques. La piété des âges primitifs se contente d'un signe extérieur, qui n'est pas l'image du dieu, mais qui le personnifie. Ainsi Eros à Thespies, les Kharites à Orchomène, sont figurés par des pierres (àp-y&t xfôoi) ; Apollon Agyieus est représenté par une colonne FiG. 28. sur des monnaies d'Ambracie ; l'Héra

APOLLON AGYIEUS. d'Argos était une simple colonne (xîwv), ^""^•r^""""""'' et les Dioscures de Sparte avaient la

d Ambracie. -r

forme de deux poutres réunies par des traverses. Ces simulacres grossiers ne méritent pas qu'on s'y arrête ; ils sont du domaine de la mythologie figurée, plus qu'ils n'appartiennent à l'histoire de la plastique.

Les premières statues où l'on s'efforça de représenter les dieux sous une forme humaine -étaient en bois (Ço'ava). Elles étaient comme enfermées dans des gaines, « avaient les yeux clos, les bras pendants et collés aux flancs* ». Ces vieilles statues de bois étaient toutes sans exception des images du culte. Les Grecs leur prêtaient

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