‹ Manuel d'archéologie grecqueChapitre 68 sur 157 · Denj's d'Halicarnasse : De Isocrate, c. 3, p · texte numérisé non relu

Denj's d'Halicarnasse : De Isocrate, c. 3, p

Statuette de terre cuite tanagréenne, et dans un marbre de la collection Pembroke.

La date où Ton doit placer Myron a été fort controversée : Brunn* n'accepte pas celle que donne Pline (olympiade xc) ; il est probable que Myron, né à Eleuthères, vécut vers Tolympiade lxxx, et fut contemporain de Kalamis. Comme Phidias, il est l'élève de PArgien Agéladas, et reste fidèle à ses origines en travaillant surtout le bronze. Il avait fait de nombreuses statues de dieux et d'athlètes, dont plusieurs furent enlevées par les Romains. Son groupe de Marsyas etd'Athéna, où le satyre reculait dans une attitude étonnée, a peut-être inspiré quelques monuments analogues conservés dans nos musées, entre autres le satyre du musée de Latran, à Rome, et un bronze du musée Britannique. On reconnaît avec plus de certitude une copie du Discobole de Myron dans la statue célèbre conservée à Rome (au palais Massimi aile Colonne], qui représente un joueur de disque. Les anciens estimaient que le discobole était l'œuvre d'un novateur hardi; et en réalité, l'attitude vivante du joueur de disque témoigne que l'artiste inaugure, un système de liberté et d'audace. Myron excellait à rendre la vie matérielle ; ses figures d'animaux étaient empreintes d'une rare vérité, et les poètes de l'Anthologie ont loué à l'envi une vache de bronze exécutée par lui : on connaît l'épigramme d'Anacréon : « Berger, fais paître ton troupeau plus loin, de peur que, croyant voir respirer la vache de Myron, lu ne la veuilles emmener avec tes bœufs ^ ».

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