‹ Manuel d'archéologie grecqueChapitre 70 sur 157 · II, PHIDIAS ET SON ÉCOLE · texte numérisé non relu

II, PHIDIAS ET SON ÉCOLE

Sous le gouvernement de Périclès, tout contribue à imprimer aux arts un merveilleux élan : l'orgueil national, exalté par les victoires des guerres médiques, la

nécessité de relever les édifices ruinés par les Perses, et aussi les progrès d'une démocratie éclairée, qui donnent à Tesprit public des Athéniens une singulière liberté. « Athènes, abondamment pourvue de tous les moyens de défense que la guerre exige, doit employer ses richesses à des ouvrages qui, une fois achevés, lui assureront une gloire immortelle* ». Ces mots résument le système économique de Périclès ; aussi, sous le gouvernement du grand orateur, Athènes se couvrit d^édifices, avec une rapidité qui étonna longtemps les Grecs; et pourtant ces monuments avaient encore, au temps de Plutarque, « toute la fraîcheur et tout l'éclat de la Jeunesse, tant y brille cette fleur de nouveauté qui les garantit des impressions du temps- ». Après le Théséion et le temple de la Victoire Aptère, s^élèvent le Parthénon, terminé la troisième année de Tolympiade lxxxv, les Propylées (entre Tolympiade lxxxv et Tolympiade Lxxxvi), PErechthéion, commencé Tannée qui précéda la guerre du Péloponèse, et fini vers 3g3. Ces constructions provoquent Tessor de tous les arts, et de la plastique en particulier. La sculpture, en effet, ne se sépare pas de Tarchitecture ; elle ne cherche pas une voie isolée; à cette époque de foi et de croyance, sa fonction la plus élevée est de contribuer à orner la demeure des dieux; et comme la religion n'est, à vrai dire, qu'une des formes de la vie publique, Part emprunte au sentiment religieux et national une grandeur et une pureté d'inspiration qui ne seront pas dépassées.

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