IV. — LA TRADITION ATTIQUE AU V SIECLE
Néanmoins la tradition attique ne se perd pas. On la retrouve, avec son goût pour le fini, pour l'élégance, chez Alcamènes, né à Lemnos, Athénien par le style, sinon par la naissance. Les dates connues qui limitent la période de production d'Alcamènes sont d'une partie fronton d'Olympie (entre 438 et 43 1), et de l'autre, les statues exécutées par lui pour le temple d'Héraklès, à
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Thèbes (soit vers 408 ou 402) : il est donc contemporain de Phidias, et les auteurs anciens le donnent comme son émule. Parmi toutes ses statues qui décoraient les sanctuaires les plus renommés d'Athènes, on admirait surtout TAphrodite des jardins (év xTÎTroi;], dont Lucien détaille certaines parties, comme des modèles d'élégance et d'art délicate Au temps de Denys d'Halicarnasse, il fallait une certaine étude pour distinguer les œuvres d'Alcamènes de celles de Phidias^.
Les monuments suivants appartiennent à la tradition attique, élargie par l'influence de Phidias. Quand les travaux, de l'Erechthéion, suspendus pendant les préparatifs de la guerre du Péloponèse, furent repris la quatrième année de l'olympiade xcn (400-408), une partie des sculptures étaient exécutées. Une inscription, relatant l'inventaire des travaux déjà accomplis, nous donne le détail de ces sculptures qui appartenaient à la frise, avec les nops des artistes et le prix des morceaux livrés^. On a conservé quelques-uns des fragments de la frise, dont le sujet se rappolrtait sans doute au mythe d'Érechthée et des Cécropides; le travail en est très fin, et l'effet était rehaussé par la couleur sombre du marbre d'Eleusis auquel étaient fixées les figures en marbre blanc de Paros. La partie du temple nommée le Pandroséion est ornée d'une sorte de portique surélevé sur une base, et formé d'un entablement que sup-