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Comparez Flandin et Coste, Perse ancienne, pl. i5e

2. Voyez surtout W. Wright, the Empire of the Hittites , in-8°, 2e édit. Londres, 1886; Perrot et Chipiez, Hist. de l’art dans l’antiquité, t. IV, p. 483 à 812; O. Hirschfeld, Die Felsen reliefs in Kleinatien und das Volk der Hittiter ( Abhandlungen de l’Académie de Berlin, ;886).

i?8 ARCHEOLOGIE ORIENTALE.

populations d’origine diverse, qui ont peuplé la Syrie, de l’Euphrate aux portes de l’Egypte, ainsi que la Cappadoce et la plus grande partie de l’Asie Mineure, depuis les montagnes de l’Arménie jusqu’aux cours de l’Halys et de l’Hermus. Mais le pays qui fut particulièrement le centre de la domination des Héthéens, et oü ils constituèrent un empire homogène et durable, est la Syrie septentrionale, c’est-à-dire la contrée qùi s’étend depuis le grand coude de l’Euphrate jusqu’à l’Oronte, et de la frontière des oasis araméennes de Palmyre et de Damas aux montagnes du Taurus. Sur l’Euphrate, ils bâtirent la forteresse de Carchémis (Djérablus),qui resta comme une menaçante provocation en face de Ninive, jusqu’au jour où, vers l’an 710, les Assyriens s’en emparèrent; sur l’Oronte, leurs villes principales furent Cadès et Hamath. C’est dans les ruines de ces cités ou dans le pays circonvoisin auquel il faut joindre la Cilicie, dépendance géographique de la Syrie, c’est aussi dans des localités clairsemées à travers la Cappadoce et l’Asie Mineure, qu’on a récemment retrouvé les débris de la civilisation héthéenne, de l’art qui lui fut propre et dont nous allons retracer quelques-uns des caractères.

§ I. — Les monuments héthéens en Syrie.

L’art héthéen de la Syrie est un dérivé de l’art assyrien ; il n’a rien d’original, ni dans la conception des formes ni dans l’exécution technique. Pour le caractériser d’un mot, nous dirions volontiers que c’est l’art assyrien interprété par des barbares. Dans toutes ses

LES HETHEENS.

manifestations il est inférieur au modèle, de même que les produits de l’industrie des barbares qui copiaient les œuvres grecques ou romaines. A l’imitation des Assyriens, les Héthéens se sont à peu près exclusivement confinés dans la sculpture en bas-relief. A Marach, sur le Pyramus (Cilicie), on a recueilli, il est vrai, un torse fragmenté; mais c’est à peu près le seul exemple de statue héthéenne en ronde bosse que nous puissions citer. Le personnage, d’un travail grossier, est vêtu du manteau à franges qu’on rencontre partout sur les parois des murs ninivites fi

Les taureaux et autres monstres ailés, qui, placés à l’entrée des palais assyriens et perses, tiennent le milieu entre la statuaire et le basrelief, ont aussi leur pendant chez les Héthéens. Il y a, au musée de Constantinople, un lion de basalte, provenant de Marach, dont la tête et le cou sont entièrement dégagés du bloc de pierre ; les pattes de devant sont dans le plan d’une des faces de la muraille, et sur le retour d’angle s’allonge le corps du fauve. Il est donc sculpté sur deux

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