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cidcntale, et enfin la colonne centrale du vestibule. Cette colonne est trapue, car elle n’a que quatre diamètres de hauteur; elle est sans base. Son chapiteau, évasé en forme de corbeille, est décoré de feuilles d’acanthe en très bas-relief sur tout son pourtour.
La Porte triple, située aussi dans la face méridionale du Haram, à 65"', 60 de la Porte double, est pareille à celle-ci, sauf qu’au lieu de deux baies elle en a trois ; en outre, un triple couloir rampant menait à la plateforme supérieure.
La Porte dorée1, percée dans la face orientale de l’enceinte, était, dans sa forme primitive, semblable à la Porte double et à la Porte triple ; et, comme elles, elle se trouve environ à 6 mètres au-dessous du niveau de la plate-forme à laquelle elle donnait accès; il ne reste des constructions premières que les deux chambranles monolithes, hauts de 3 "',40 et de 4™,5o, qui paraissent même antérieurs aux constructions d’Hérode. Au nord, il n’y avait qu’une seule entrée, de plain-pied avec la plate-forme, et qui communiquait avec l’extérieur par un pont jeté sur le grand fossé.
Maintenant que nous sommes arrivés sur la terrasse, nous allons parcourir les différentes parties des édifices. Ils sont dominés parla tour Antonia, qui, bâtie par les rois asmonéens, sous le nom de Baris, fut agrandie et embellie par Hérode; elle occupait l’angle nord-ouest des constructions. Sa base était un rocher escarpé dont les flancs avaient été taillés de main d’homme; son
1. Ce nom est actuellement donné à un édifice qui n’a rien de commun avec cette porte du temple. M. de Yogüe, le Temple de Jérusalem, p. 12, note.
mur d’enceinte extérieure avait une épaisseur de 3 coudées. Une énorme tranchée, taillée dans le roc, isolait la forteresse au nord, et quatre tourelles flanquaient aux angles les courtines extérieures. Deux escaliers
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Fig. > <58. — Plan du temple d’Hérode (d’après M. de Vogüé) 1.
descendaient directement de la forteresse sur le parvis extérieur du temple.
Le grand parvis extérieur 'était, sur trois de ses côtés , entouré d’un double portique, c’est-à-dire de deux rangs de colonnes d’ordre dorique, hautes de 25 coudées; le toit supporté par ce double portique, qui avait une largeur de 3o coudées, s’appuyait sur le mur extérieur.
Au sud, au lieu de
portique, régnait une basilique, c’est-à-dire « un bâtiment à trois nefs inégales portées par des colonnes ». Les bas-côtés avaient
i. A. Ophel. — B. Pont. — C. Tyropéon. — D. Chaussée. — E. Tour Barris ou Antonia. — F. Portique. — G. Parvis des Gentils. — H. Cour des femmes. — K. Cour d’Israël. — L. Autel des holocaustes. — M. Cour des prêtres. — N. Portique de Salomon. — O. Fossé Birket-lsraël. — PP. Porte double et porte triple. — Q. Porte dorée. — R. Vallée de Cédron.
L’ART JUDAÏQUE
io mètres de large et 5o pieds de haut; la nef centrale avait i5 mètres de large et 100 pieds de haut. Il y avait 41 colonnes à chaque rangée, ce qui faisait 23o mètres pour la longueur totale de la basilique dans œuvre. La nef du centre était soutenue par trois rangées de colonnes corinthiennes, et à chaque rangée correspondaient des colonnes engagées dans les murs latéraux. L’édifice était couvert de lambris en bois sculptés. L’axe de la
Fig. 169. — Vue cavalière du temple d’Hérodc. (Restitution de M. de Vogué.)
basilique aboutissait au pont qui coupait la vallée du Tyropéon.
Tel était le parvis des Gentils, accessible à tous les visiteurs. Une barrière, haute seulement de 3 coudées, empêchait les profanes de pénétrer dans l’enceinte réservée aux Israélites, et qui se trouvait former une enclave au milieu de celle des Gentils. M. de Vogué pense que ce petit mur de séparation, du côté sud, devait correspondre à la limite de la clôture extérieure de l’ancien temple de Salomon.
L’enceinte réservée aux Israélites comprenait la cour des femmes et la cour des hommes ou d'Israël.
23+ ARCHEOLOGIE ORIENTALE.
Du parvis des Gentils on avait accès à la cour des femmes par un escalier de quatorze marches. Cette cour avait, à ses quatre angles, des salles carrées servant aux provisions du temple, aux ablutions ou à d’autres pieux exercices ; il y avait aussi la salle du Trésor, où l’on conservait les espèces monnayées pour l’usage exclusif du temple. Entre ces salles régnaient des portiques. Intérieurement, la cour des femmes était séparée du parvis d’Israël par une enceinte de bâtiments qui s’ouvrait sur le parvis d’Israël, et on entrait dans ce parvis par trois portes munies chacune de portiques et de cinq marches. La porte principale, célèbre souslenomde Porte Nicanor ,. à cause de ses belles proportions architecturales et de la richesse de sa construction, avait des vantaux en bronze de Corinthe : il fallait vingt hommes pour les mouvoir et les fermer; en avant régnait un perron semi-circulaire de quinze marches.
Le parvis d’Israël, réservé aux hommes qui avaient accompli certains actes de purification, avait i i coudées de large. Les salles qui l’entouraient sur trois de ses côtés étaient des dépendances du culte divin; leur façade était munie de portiques. Chacune d’elles était consacrée à un service spécial : on y salait et on y lavait les peaux des victimes, on y conservait les instruments de musique, le sel, le feu perpétuel, le bois; il y avait la salle des séances du sanhédrin.
Une marche d’une coudée, que les prêtres seuls pouvaient franchir, séparait le parvis d’Israël de la cour des prêtres, et c’est au milieu du parvis des prêtres que se trouvait le temple proprement dit et l’autel des holocaustes. « L’autel des holocaustes était formé de trois
L’ART JUDAÏQUE
étages de pierres non polies, en retraite d’une coudée l’un sur l’autre; la base formait un carré de 3a coudées; la hauteur totale était de i5 ; on y montait par un plan incliné situé au sud, et qui occupait une longueur de 3o coudées; deux rampes plus petites conduisaient à l’étage intermédiaire. Sur la surface supérieure brûlait le feu des sacrifices, et aux quatre angles étaient des espècesde cornes sur lesquelles se faisaient les aspersions de sang, les libations d’eau et de vin. Un conduit , situé à l’angle sudouest de l’autel, recevait ces liquides et les conduisait dans les cloaques souterrains et de là dans la vallée du Cédron1. »
Au nord de l’autel
des holocaustes, on voyait six rangées d’anneaux de fer fixés au sol, pour y attacher les animaux; huit petites colonnes auxquelles on suspendait les victimes pour les dépecer et les écorcher, puis huit tables pour y déposer les viandes.
Le temple proprement dit, qui se trouvait à 22 coudées à l’ouest de l’autel des holocaustes, était bâti au-dessus d’une terrasse de 6 coudées de haut, à laquelle on accédait par un escalier de douze marches, i. M. de Vogüé, le Temple, p. 56.