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L’ART PHÉNICIEN ET CYPRIOTE. 3 1 1
seulement affirmer, d’après les témoignages littéraires, que les ateliers de Tyr et de Sidon produisaient en abondance ces étoffes dont la couleur, ainsi que l’avaient bien remarqué les anciens, au lieu' d’ètre modifiée et détériorée par la vive lumière, ne fait au contraire que s’affirmer par elle davantage et en recevoir un plus vif éclat.
§ IX. — Les pierres gravées.
La glyptique, par la multiplicité de ses produits, est un des principaux éléments de l’archéologie phénicienne, et elle nous en apprend plus long que les misérables débris qui nous restent de la céramique ou de la grande sculpture. Ici, plus manifestement encore que dans les autres branches de l’art, on rencontre l’imitation égyptienne ou assyrienne comme un parti pris, comme un témoignage de la pauvreté inventive de l’esprit phénicien. Il existe dans la collection de Clercq deux cylindres qui, à côtéde figures égyptiennes, portent une inscription cunéiforme. Celui que nousdonnons comme exemple (fig. 232), Fig. 232. — Cylindre de la d’après M. Menant *, est le sceau co11- de Clercq
« d’Annipi, fils d’Addumu le Si- (J api tb J. Menant).
donien ». Ainsi, le possesseur du cylindre est phénicien ; il a inscrit son nom en assyrien à côté du dieu à tête d’épervier, de Reseph le dieu guerrier, et d’Horus