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rang-s de frisures qui encadrent le front se développe une torsade enrubannée qui retombe sur chaque épaule et descend sur la poitrine.
En outre la flaminique se couronnait, dit-on, d'un arcnluni, rameau de grenadier recourbé sur lui-même, dont les extrémités étaient réunies par un lien de laine blanche. Enfin, elle se couvrait le haut du corps et au besoin la tête d'un petit manteau dénommé rica.
Les vestales, au nombre de six, assuraient spécialement le culte de Vesta el, à ce titre, prenaient part à un certain nombre des cérémonies les plus vénérables de la relig'ion romaine.
Comme le grand pontife avait à exercer sur elles les devoirs de père de famille, à maintenir dans le couvent la discipline morale et matérielle, à surveiller leur conduite et la façon dont elles accomplissaient le service religieux, sa demeure ne pouvait pas être très éloignée de la leur. D'oij la juxtaposition sur le forum de la Regia, où il logeait, et de V Atrium Vestae (fig. 53, 16 et J9).
Ce dernier monument a été déblayé à la fin du siècle dernier '. On a constaté qu'il se composait d'un grand atrium, avec bassins ; tout autour étaient disposées des statues de veslales, remontant au II" et au m*- siècle de notre ère ; elles offrent le grand intérêt de nous faire connaître le costume de ces prêtresses. Au fond s'ouvrait un tablinum, sur lequel donnaient six chambres, trois de chaque côté, qui, dit-on, étaient attribuées chacune à une vestale. D'autres pièces entouraient la cour ; les unes servant de bains, de cuisines, de dépendances quelconques ; les autres réservées à la préparation de tous les objets destinés au culte, en particulier de cette saumure qu'on appelait mûries et de cette farine salée d'épeaulre qui constituait la mola sa Isa.
Le vêtement des vestales ne différait point de celui des matrones romaines ; comme elles, celles-ci étaient vêtues de la tunique serrée à la taille (stola) et s'enroulaient dans une ample patta ; leur coiffure seule olFrait des particularités. Elle se composait d'une calotte élevée, formant diadème et posée sur les bandeaux de la chevelure ; elle se subdivisait en six bourrelets parallèles, semblables à des nattes naturelles, suivant les uns, en six tresses de cheveux postiches, suivant d'autres, entortillées dans des rubans et étagées sur le sommet de la tête [infula). Les cordons qui
1. Sur VAlriinn Veatiie et les trouvailles qui y oui été faites, voii" Thétlenal, Le (onun, p. ;U() et suiv. ; Ili'ilseu, Forum roinuin. p. 20 5 et suiv. ; de llui;giei'o, Foro romniio, p. 275 el suiv.
LES l'RKTRES
Fij;. ;2:). — \'estale.
Fi^r. 426. — N'eslalcs sacrifmnt.
servaient à les attacher derrière la nuque, retombaient de part et d'autre sur les épaules. Par-dessous elles jetaient, pour les sacrifices et les processions, une sorte de voile oblong-, appelé sufjfihiiliim^ attaché sur la poitrine par une fibule. On comprendra très bien cet arrangement en se reportant à notre fig. 425, qui reproduit le buste d'une virgo vesialis maxima, c'est-à-dire d'une supérieure delà communauté, conservé aujourd'hui au musée des Thermes ^ ; le su/jfihulnm se distingue aussi très nettement sur un médaillon de Julia Domna ^, où les six .prêtresses offrent un sacrifice devant le temple rond de la divinité (fig. 426).
2^ Augures. — Le second grand collège sacerdotal de Rome était celui des augures, représentants officiels de la science des auspices» genre de divination spécial aux Romains, qui consistait non point à deviner l'avenir, mais à se ménager la faveur divine dans des cas donnés. Ils tenaient, auprès des magistrats, le rôle d'experts et leur révélaient, grâce à leur connaissance de la tradition écrite et de précédents, consignés dans le registre des délibérations du collège, si certains signes extérieurs qui se produisaient à tel ou tel moment annonçaient la faveur ou la colère des dieux ^. Les augures n'étaient donc point, en réalité, des prêtres officiants ; et leurs attributs ne pouvaient consister en un instrument de sacrifijce. Nous avons déjà dit qu'ils sont caractérisés sur les monuments par le bâton à tête recourbée qu'on nommait lituiis et qui leur servait à tracer dans le ciel et sur la terre les limites de l'espace où s'exerçait leur observation. C'est, à sa présence que l'on peut reconnaître sur un bas-relief ou sur une monnaie un membre de la corporation. Ainsi, une pierre du musée de Florence, l'autel des Lares Augustes, nous montre un personnage drapé dans une ample toge qui lui recouvre la nuque et tenant en main le lituus ; pour le désigner plus nettement, le sculpteur a placé à ses pieds un poulet qui picore '' .
3° Septemviri epulones. — Le collège des septemviri epulones est un dédoublement de celui des pontifes. Ceux-ci ne pouvant plus, à un certain moment, suffire à la tâche religieuse qui leur
1. Cf. d'autres têtes de vestales trouvées dans V Atrium Vestixe (Saglio, Dici . des Ant., fig. 4056, 4056, 7417).
# 2. Cohen, Monn. imp., IV, p. 125, n. 239; cf. un autre médaillon de la vestale Bellicia Modesta (Saglio, op. cit., fig. 1141). Voir aussi plus haut, t. I, p. 569.