‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 121 sur 425 · Cf. Saglio, op. cit., I, p · texte numérisé non relu

Cf. Saglio, op. cit., I, p

4. Bonner Jahrbûcher., CXX, p. 191 ; Ucinach, Reliefs.^ III, p. 32.

LES PRKTRES 107

était imposée, on institua une nouvi'llc classe de prêtres ; leur foiicliou principale était durj^aniscr Vepulnin ./or/.v au Capitole, qui se célébrait le 13 septembre et le 13 novembre de chaque année. Plus tard, les e/)uloiies furent charj^és de la préparation d'au Ires repas sacrés. El, comme des cérémonies de cette nature donnaient lieu à des libations, la patère, qui est le vase propre aux libations, devint riiisij;ne du collèji^e. Nous n'avons aucune représentation relative à ces prêtres, en dehors de ({uelques monnaies qui ne nous apprennent rien sur leur costume.

i- Quiûdecemviri sacris faciundis. — Le dernier créé des grands colle;,^es >acerd(jlau\ est celui des quindecemviri sacris fuciundis '. Ils furent constitués sous un des deux Tarquins après l'acquisition par le roi des livres sibyllins, pour les interrog^er utilernent chaque lois (jue le besoin s'en ferait sentir.

Outre le soin de consulter l'oracle sibyllin, la corporation avait le devoir de surveiller les cultes étrang^ers qui s'introduisirent peu à peu dans la reli{,^ion romaine et même de desservir ceux qui n'étaient pas confiés à des prêtres particuliers. Aussi étaient-ils principalement chargés du cuite d'Apollon et des Imli Apollinares^ où ils sacrifiaient suivant le rite grec. Nous avons déjà signalé que le trépied d'A[)ollon servait d'insigne au collège. On a voulu reconnaître un quindécemvir sur une base de trépied du musée du Louvre - : elle représente un prêtre couronné de laurier, vêtu h la mode grecque, jetant des grains d'encens sur un autel allumé ; près de lui deux lauriers étendent leurs rameaux ; un corbeau est perché sur lun d'eux.

D'autres collèges sacerdotaux avaient été établis afin d'accomplir certains rites en vue du bien de l'Etat tout entier : ce sont les lupcrques, les fétiaux, les arvales et les saliens.

Luperques. — Bien que le collège des liiperci soit l'un des plus anciens de Home et qu'il ait survécu à tous les autres, il n'est connu que par les textes : l'archéologie ne fournit aucune donnée à son sujet.

Fétiaux. — Elle ne connaît pas beaucoup plus les fétiaux, dont le rôle était de représenter le j)euple dans toutes les relations internationales. Ils sont pourtant ligures sur des monnaies, en particulier sur des pièces portant les noms d'Antistins Heginus et d'An-

1. Hlocli, dans Sajciio, Dict. des".. {ni., au mot Diiuniriri aacris f'nciiindii;.

2. C\ariic, Musée de sculpture, pi. *2lôct25'>: Irmliiii'r, \nlice de la sculpt. ant., p. MI, n" 89.

tistius Vêtus * ; on y voit deux prêtres, la tête couverte de la toge, immolant un porc, victime habituellement sacrifiée en semblable occasion. La légende : foedua popiili romani qum Gahitiis précise la nature des officiants. Ces représentations n'olIVeiit, du reste, qu'une précision de détails très insuffisante.

Arvales. — Le collège des douze frères arvaJes remonte sans aucun doute, lui aussi, à une très haute antiquité ^. Leur nom seul indique la nature de leur sacerdoce: ils avaient à assurer le culte de la Terre nourricière qu'ils invoquaient sous le nom de Dea Dia et à offrir chaque année des sacrifices pour la fertilité des champs.

Tombée en décadence sous la République, cette vénérable institution fut réorganisée par Auguste, qui lui donna une vitalité nouvelle : tous les empereurs tenaient à honneur de faire partie du collège.

Les arvales se réunissaient dans un bois sacré, au cinquième mille de la via Campana^ où Ton a retrouvé les traces de leur temple et la plus grande partie de leurs archives, gravées sur les murs de la chapelle et des différents édifices annexes qui l'entouraient ^. Ils avaient pour insignes une couronne d'épis attachés par des bandelettes de laine blanche *. Nous possédons encore plusieurs statues impériales où le prince porte cette coiffure caractéristique : une tête d'Auguste, au Vatican ^, un buste d'Antonin le Pieux au musée du Louvre *^, un autre de Marc-Aurèle au musée Britannique "^ (fig. 427), un quatrième, également au Louvre, de L. Verus *^.

Saliens ^. — L'institution des saliens complétait celle des arvales.

Fig. 427. — Marc-Aurèle en arvale.

1. Babeloii, Monnaies delà république, II, p. KO et i>b : cf. 1, p. l i9 et 152.

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