‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 122 sur 425 · Héron de Villefosse et Michon, op. cit., n · texte numérisé non relu

Héron de Villefosse et Michon, op. cit., n

9. Cf. Ilild, dans le Dict. des Ant. de Saglio, au mot Salii.

LES l'RKTRES KiO

Tandis que ceux-ci devaient appeler sur le sol romain la paix et Tabondance, ceux-là étaient créés pour aider l'I^tat à délcndre sa prospérité par les armes. La léj^ende met leur fondation sur le Palatin en rapport avec la chute d un bouclier céleste [ancile]^ qu'ils auraient été chargés de conserver; |)our empêcher que des voleurs pussent le reconnaître et le dérober, on en aurait fait fabriquer onze autres absolument semblables.

Nous savons par Tite-Live qu'ils se revêtaient d'une tunique courte, (pii ne gênait ni la marche ni la danse, cl d'un couvrepoitrine en métal. Leur coiffure était le j)ileus de forme conique, en laine ou plutôt en cuir renforcé de métal, souvenir des casques étrusque et mycénien, avec \apt\r, dont nous avons parlé à propos des llamines ; ce bonnet se fixait sous le menton par une jugulaire '. Nous n'avons conservé aucune représentation de ces prêtres. Deux pierres gravées de F'iorence - donnent une idée de leurs processions : deux personnages, sans doute des saliens de quelque colonie, mais non de Home, portent accrochés à une perche, qui repose sur leurs épaules, six boucliers dont Tovale est échancré de chaque cC)[é à la partie médiane. Deux ancilia figurent sur une monnaie du règne d Auguste au nom tle P. Licinius Stolo, et sur une autre du temps d'Antonin le l^ieux '^ ; sur la première on \oit de plus un bonnet surmonté de Vapex.

Haruspices. — Les haruspices ne formaient pas une corporation de prêtres romains; il convient pourtant d'en parler à cette place, parce qu ils suppléaient dans certains cas les pontifes et les augures. Ils étaient les dépositaires d'une science divinatoire issue de Fl^trurie, à laquelle les Romains avaient recours de temps à autre, toutes les fois qu'un prodige semblait nécessiter une interprétation précise.

Leur compétence particulière consistait à observer les éclairs, à reconnaître les événements (jue ces phénomènes atmosphériques annonçaient et à en combattre les effets : l'art fulgural était leur «lomaine propre. Quand donc la foudre venait à tomber quelque part, les haruspices recueillaient les débris des objets calcinés et la foudre elle-même, qui, d'après la croyance populaire, se solidifiait

1. Ilclbijf, Sur les nllrihuls i]es Snlicns. dans les Méni. de iAcml. des Inscr., XXW'II, 1906, p. '20 4 et suiv. ; II. (^irilli. Les préires danseurs île Home, Paris, 1913, «•, I». 81 el suiv.

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