‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 123 sur 425 · lliid., (ÎK. 60 é7, 60 i · texte numérisé non relu

lliid., (ÎK. 60 é7, 60 i

en pierre ; ils enterraient le tout en psalmodiant des formules funèbres ; puis ils immolaient des brebis [hidenles) ; enfin ils faisaient entourer ce tombeau de la foudre, devenu lieu sacré, d'une barrière circulaire, en forme de marg^elle de puits [puleal ou hidental), qu'on laissait ouverte à la partie supérieure, pour que l'endroit consumé restât en communication avec le ciel. Une inscription indiquait la nature de l'enceinte. Des documents précis nous montrent des monuments de cette sorte. La tombe elle-même consistait en une caisse de maçonnerie rectang^ulaire, à la manière des sarcophages, et recouverte d'une voûte ou de pierres disposées en dos d'âne : c'est dans cette maçonnerie qu'on

encastrait l'inscription habituelle :

Fulgur condiium^ Fiilgur dium condi/um^ quand la foudre était tombée pendant le jour, Fulgur summanum condiluin^ quand elle était tombée de nuit. Danzetta a constaté le fait à Rome ^, près des thermes de Dioclétien, et nous avons, pour Nîmes, un témoignage analog^ue de Séguier ^.

Quant au puleal^ nous en possédons un exemple fameux dans le puteal Scriboiiianum (fig. 428) du forum romain, dont limage nous a été conservée par la numismatique ^. Le Sénat avant confié à un personnage de la famille Scribonia la mission de rechercher les lieux frappés par la foudre, celui-ci avait fait élever, dans le voisinage du temple de Castor et de celui de Vesta, un puteal qu'un de ses descendants figura sur des monnaies frappées par ses soins ^. Un puteal de marbre trouvé à Véies et actuellement au Latran paraît en être une reproduction. Au lieu d'une margelle élégante, comme celle-là, on pouvait, naturellement, établir une enceinte consistant en un mur grossier de maçonnerie : c'est le cas pour celle qui a été découverte près des thermes de Dioclétien. Les pierres avec l'inscription fulgur

Fig-. 428.

Puteal Scribonianiiin.

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