Babelon, Monnaies de la lîépuhlique, II, p
4. Ilulsen, For»m romain, p. 158, lig. 82; de Uu^^iero, Foro romano, p. 72 et 514 (planche annexée), n"" 3 et 4.
LES prî:tbes 171
condilum, qu'on a sip^nalées en diirérents eiulroils, apparlennieiit à des conslruclions de celte nature, cfui étaient détruites ou que Ton n'a pas pris la peine ilétudier.
Sodales Augustales. — Lorscju'on s'avisa de diviniser les empereurs, il de\ int nécessaire d'attacher à ce nouveau cuite des officiants également nouveaux ; d'où l'apparition de collèges religieux inconnus à l'époque antérieure. On nomma ces derniers venus du clergé romain sodales aiif/uslales, d'abord, tant ((ue l'Olympe ne fut ouvert qu'à Auguste et à sa famille ; puis, à mesure que les princes suivants y furent introduits, on leur adjoignit des sodales /I.n'inles, des titiales, des h.idrian/iles^ des anloniniaiii. Indépendamment de ces sodales qui avaient à s'occuper de tous les empereurs divinisés d'un même groupe, chaque souverain avait son llamine, chaque princesse sa llaminique. Nous avons déjà dit le peu qu on sait du'costume et des insig"nes des llamines; rien de particulier ne nous est signalé comme caractéristique des sfidales auf/iisfales.
C'est par un sénatus-consulte que César avait été placé au nombre des dieux ; c'est ainsi que ses successeurs furent également divinisés, du moins ceux dont la mémoire ne fut pas, au contraire, condamnée. Le décret du 5énat était suivi d'une cérémonie publique et solennelle, destinée à établir aux yeux du peuple entier la nouvelle condition du souverain défunt. Elle eut lieu pour la première fois à la mort d'.Vuguste et l'apothéose du fondateur de l'Empire servit de type à celle des autres princes. Elle se passait au Champde-Mars, comme couronnement des obsèques du souverain •. Un grand bûcher y était préparé, qu'flérodien a décrit en détail -.
« On élève, dit-il, au milieu de la place une charpente carrée en forme de pavillon. Le dedans est rempli de matières combustibles. L'extérieur est orné de drap d'or, de plaques d'ivoire et de peintures. Au-dessus du premier édifice on en a construit un second. La forme et la décoration sont les mêmes, mais il est plus petit et les portes sont ouvertes. Celui-ci est surmonté d'un troisième et d'un fjuatrième qui en supportent d'autres, dont la dimension va toujours en diminuant. Cette construction ressend:)le aux tours qu'on voit dans les ports de mer et qu'on apj)clle phares. >»
Les médailles dites « de consécration » reproduisent la forme
1. Cf. Bcurlicr. f.p culte impérial, Paris, 1891, 8", p. tJO et suiv. Nous lui empruntons en grande partie les détails qui suivent,