Cf. Navarre, dans Saglio, Dici. des Anl.^ au mol Persona
Fiff. 459. — Scène de comédie.
THKATRK
traits, (jui deineurait nécessaire à cause de la «grandeur des lliéâlres, visait, comme il est naturel, non à émouvoir, mais à amuser; le terrible v était remplacé par le g^rotesque. La vue seule de ces masques indiquait au\ spectateurs à quel personnage ils avaient alFaire. dès son entrée sur la scène. Il y avait un type pour les pères de famille, pour les jeunes premiers, pour les mères, pour les jeunes filles, pour les courtisanes, pour les entremetteuses, pour les parasites, pour les esclaves (iig. 4()1 , Il en était de môme <Jes costumes auxquels les conventions réservaient des couleurs spéciales. Ainsi, d'après Pollux *, les jeunes hommes étaient vêtus de pourpre ; les esclaves, dont la tunique descendait à mi-jambe,
Fig, ioO. — Masque tia^'i<iuc. Fig. Itil. — Masque comique (esclave)
de blanc ; les parasites de noir et de g^ris ; les vieilles femmes de vert et de bleu, les prêtresses de blanc, les jeunes femmes de blanc -et de jaune : les filles à hérita^'^e portaient une robe blanche bordée de franges ; le prostilueur avait un vêtement bigarré ; les entremetteuses portaient un bandeau de pourpre comme insigne. Ces divers costumes ne dilféraient pas, d'ailleurs, des costumes grecs ordinaires. J.a toge n'apparaissait que dans ce genre de comédie ■dont l'action se passait en Italie, dans les boutiques des artisans et chez les marchands, et qui avait reçu de là le nom de loquln.
La chaussure des comédiens consistait en souliers plais (soccus) semblables à ceux dont on se servait dans la vie journalière ; quant aux tragédiens dont il fallait assurer la majesté et la solennité par tous les moyens matériels possibles, on leur attribuait un brode-