‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 153 sur 425 · IV. 113 121. I3:J-I · texte numérisé non relu

IV. 113 121. I3:J-I

Ma^TI-RI. Ii'Altr.ilKOLOniE nOMAINK. — II.

210 II. LES SPECTACLES

quin, monté sur une haute semelle de bois ou de cuir (crepida) auquel les auteurs donnent le nom technique de cothurne (cothurnus). On en verra des exemples aux figures 457 et 458.

Les tragédies ou les comédies g-réco-romaines n'étaient point les seuls spectacles offerts au public sur les scènes de théâtres, surtout dans les provinces ; les demi-civilisés qui y vivaient, comme aussi la plèbe de Rome, avaient besoin de distractions plus à leur portée. Apulée ^ nous a fait connaître en quelques mots bien caractéristiques en quoi elles consistaient. « C'est là, écrit-il, à propos des théâtres, que l'acteur de mimes dit ses sottises, que le comédien cause, que le tragédien hurle, que Thistrion gesticule, que le saltimbanque risque de se casser le cou, que le prestidigitateur fait ses tours. »

Les mimes, dont il est question en premier lieu dans ce passage étaient des pièces d'improvisation ; à la fin de la République, pourtant, on essaya d'en faire un genre littéraire - : comédies de caractère oii Ton offrait aux spectateurs des tableaux de la vie journalière au moyen de deux acteurs : l'acteur principal, qui variait, et le second acteur, parasite ou bouffon, reconnaissable à sa tête rasée et à son allure niaise. Pièces d'improvisation aussi les atellanes ^, sorte de farces qui avait pris naissance dans la petite ville d'Atella, en Campanie. Les mêmes personnages, types consacrés par l'usage, y tenaient toujours la scène : Maccus, ivrogne, glouton et débauché ; Bucco, parasite, aussi menteur que gourmand ; Pappus, vieillard ridicule, sans cesse à la recherche de son argent et de sa femme ; Dossennus, un philosophe bossu ; Manducus, croquemitaine à la bouche immense armée de grandes dents ; l'ogresse Lamia, du ventre de laquelle on retirait les enfants qu'elle avait engloutis. Ces personnages, amuseurs de la foule, ont été assurément utilisés souvent par les peintres et les sculpteurs ; et de fait nous avons gardé l'image d'un certain nombre de « grotesques >) '* qui doivent être empruntés aux types du théâtre bouffon ; mais on ne saurait sans témérité donner à chacun d'eux, comme on l'a fait parfois, un nom précis.

Le pantomime qu'Apulée désigne sous le nom d'histrion dansait

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