‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 16 sur 425 · LA PEINTURE · texte numérisé non relu

LA PEINTURE

.de déversement, avec deux petits pilons pour broyer les pigments, une paletle en basalte, un étui cylindrique qui renfermait deux spatules de bronze, chacune ayant une de ses extrémités en pointe «t la seconde lancéolée ; dans cet instrument il faut voir évidem- ^nt le cestre (xéaxpoç, vericulum) ^ ; en outre, deux pièces énig-

Fig. 374. — Instruments du peintre.

matiques : un ustensile creusé en forme de tuile, et une grande boîte en bronze, dont le couvercle est percé d'une foule de trous. Cette dernière passe généralement pour une boîte à couleurs, et Perrot ^ tenait l'autre pour « un récipient qui, au cours du travail, aurait été posé, rempli de braise en ignition, à portée de la main du peintre. Celui-ci l'aurait manié par son long manche et y aurait, <le moment en moment, réchaulTé ses outils ». La peinture à lenoaustique exigeait en elTet des cautères et des fourneaux. Il est cepen-

1. Autres spécimens trouvés près de Falaise (Perrot, op. cit., ûg. 89). -2. Ibid., p. 200.

PROCÉDÉS I r>

(lant |)lii< probable que le brasero pour chaiilFer les fers doit êlre reconnu dans la pseudo-boîte à couleurs, dont le couvercle en écumoire s'expliquerait beaucouj) mieux en celte hvpothèse '.

Les compas rendaient encore des services aux peintres pour le tracé des courbes et les réductions proportionnelles tles copies ; on en a retrouvé quelques-uns. ainsi que des traces laissées parla pointe de cet instrument ^.

Les peintres de tableaux mobiles posaient leurs planchettes sur <les chevalets fort analoi^ues aux nôtres, comme l'attestent des représentations pompéiennes d'ateliers.

<,)n a récemment découvert, dans le Limbouri,'^ beljie, un dépôt du ix" siècle de notre ère, comprenant une boîte de bronze avec des pinceaux et des couleurs en jj^odets, d'autres en pains ^ ; d'après l'analyse chimique, toutes avaient été préparées à la gomme arabique et seraient donc des couleurs d'aquarelle ; les pig"ments organiques sont en majorité et il y en a dans le nombre que les artistes n'emploient plus aujourd'hui. Cette question des ingrédients, chimiques ou autres, est assez obscure '• ; nous n'avons d'ailleurs pas à nous y appesantir ici ; pour la composition des couleurs, les liants, les siccatifs, beaucoup d'incertitudes subsistent, nous Talions voir.

^ I\'. — Procédés ^.

On ne peut plus guère mettre en doute que les anciens aient pratiqué concurremment trois modes de peinture: \a peinture à fresque^

!. Cf. Ad. Hcinach p. (îâ» et Berger (p. 464), ouvrages cités plus loin, à la note 5.

''. lilanchet, Edif. de la Gnnle. p. 64.

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