Mosnïques de Tunisie, 12f
2. Cf. Lt Bernard, Le cheval dans les ;no.s.TK/»e.s de lAfriqne du Nord {Bull. arch. du Comité. 1906, p. 29).
3. Saglio, Dict. des Ant., fig. 1535; Bull, du Comité, loc. cit., pi. x\. i. Mosaïque de Sousse {Mosaïques de Tunisie, 124^.
JEUX GYMNIQLES
équestres qui reposaient l'attention du public en variant l'intérêt : (Jes cavaliers parcouraient l'arène montés sur deux chevaux lancés au galop et sautaient alternativement de l'un sur l'autre ; d'où leur nom de desultores ' ; d'autres accomplissaient des tours de voltige : ils se couchaient sur le dos de leur monture, ils se tenaient debout sur la croupe, ils se suspendaient par une jambe pour se redresser en pleine course, toutes acrobaties que reproduisent chaque jour les écuyers de nos cirques modernes. Une mosaïque découvexte dans le sous-sol du pahus Farnèse à Rome -
Fjg. 473. — Desultores.
(fig. 173) nous fait assister à ce genre de spectacle. Les Amours qui, sur une mosaïque d'Utique conservée au musée du Louvre, se livrent à de joyeux ébats, montés sur des dauphins en guise de chevaux, sont également des desultores ^.
' ^ I^'. — Jeux </ij m niques.
Les jeux gymniques, spécialement les luttes d'athlètes, furent surtout en honneur chez les Grecs; mais ces spectacles n'étaient pas inconnus des Ktrusques et des Romains de la République : à cette époque ils se donnaient surtout dans les cirques. Sous TEmpire, les lutteurs se produisaient plutôt clans les stades ^ et aus^i dans les thermes.
La représentation la plus complète que l'on j)ossède d'athlètes ^ romains est fournie par une célèbre mosaïque, trouvée dans les