‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 168 sur 425 · II. LES SPECTACLES · texte numérisé non relu

II. LES SPECTACLES

Fig. i74. —Athlète romain.

thermes de Garacalla - ; on y voit vingt athlètes en pied et vingt-six en buste. Chacun d'eux porte les allribuls qui caractérisent sa spécialité : les discoboles, un disque ; les jeteurs de lances, trois

lances. Les pugilistes sont de jeunes hommes imberbes, dont la tête, coiffée de cheveux courts, est surmontée d'un petit toupet central {cirrus), inconnu des athlètes grecs (fîg. 474). Le corps, entièrement nu, montre des muscles puissants, les formes respirent la vigueur et surtout la brutalité. Les pugilistes, ainsi que nous Lavons dit, ont les bras entourés d'un gant très particulier auquel on donnait le nom de ceste (cestus)^; on le retrouve sur tous les monuments relatifs aux athlètes de cette espèce et tout particulièrement sur la magnifique statue grecque, actuellement au musée des Thermes, à Rome, qui a été découverte dans les bains de Constantin ^. Ce gant ne laissait libre que Textrémité des doigts ; il couvrait, d'autre part, tout l'avant-bras, auquel il était fortement rattaché par des courroies (fig. 475). Au niveau de la naissance des doigts était fixé un triple anneau de cuir, fort épais, dont les dilTérents éléments se reliaient Tun à l'autre par des lanières et des agrafes. Ce casse-tête était recouvert extérieurement de bossettes de métal qui en augmentaient la puissance.

— Main armée du ceste.

i. Cf. plus.havit, fig. 408.

2. Cf. de Ridder, dans le Dicl. des Anl. de Saglio, au mot Pugilatus.

3. S. Reinach, Statuaire, II, p. 550, n° 10; cf. p. 549, n. 6. Cf\ Ilûlsen, dans les Bôm. Mitth., IV (1889), p. 175 et suiv.

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Sommaire. — I. < )|jjels il-iliiiUMitalion : pain, \in, luiilc. — II. \'(''temcnt.

Lagricullure, rinduslrie, le commerce romains nous sont connus par lies sources diverses ; au premier ran^ se placent les témoi^^^naj^es écrits des auteurs, des codes, des inscriptions ; il ne saurait en être question dans cet ouvrag^e que par occasion. Les documents archéologiques, auxquels nous devons nous attacher spécialement, ne leur cèdent en rien ni pour le nombre, ni pour la variété : ce sont ou des représentations figurées, qui nous montrent l'ouvrier à son travail et le marchand à son comptoir, ou des outils de métier; ce sont aussi des instruments de toute sorte qui nous sont parvenus en nature et qui remplissent les vitrines de nos musées. Outils et instruments feront Tobjet d'un parag-raphe spécial ; quant aux scènes que reproduisent les bas-reliefs et les peintures, nous avons eu l'occasion d'en parler plus haut avec quelque détail ' ; pour éviter des répétitions inutiles, nous invitons le lecteur à se reporter à ce qui en a été dit. D'autre part, nous ne pouvons pas passer en revue ici tous les métiers et toutes les industries dont l'archéologie nous a gardé le souvenir, d'autant plus que les renseignements (jui se tirent d'un grand nombre de monuments ligures ne sortent pis de la banalité ou manquent de précision technique. Nous insisterons seulement sur quelques points particulièrement importants ^.

^ I*^ — Objets (falimenlation.

Les objets d'alimentation fondamentaux, leur préparation, leur vente ont inspiré do nombreuses représentations.

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