Cf. l. I, |). 075; t. II, p. lui
2. Sur les repré.sentatioiis «h; métiers, vuir surloul (). .lalin, dans les lierichte <ler kiin. siichs. GescUschnfl ilur Wiaaensvhnflen, XIII (1861), p. 291 et suiv., cl les dilTérents articles du Uict. <les Aiit., de Saglio, spécialement l'article Mercator. Les volumes II et III des Reliefs de M. S. Heinach renrerracnt un grand nombre de scènes de la vie industrielle et commerciale.
230 III. AGRICULTURK INDUSTRIK COMMERCE
P Pain.
Labourage. Semaille^s-. Moissons. — Nous avons reproduit à la fîg. 354 rimag-e d'un laboureur : il tient d'une main la charrue qu'il guide et de l'autre dirige avec un aiguillon le couple de bœufs qui constitue l'attelage; à côté de lui, mais dans un autre tableau, se voit un cultivateur qui pioche la terre et brise les mottes. Les autres scènes de labour qu'on pourrait citer ne sont guère différentes ; tel nous apparaît le laboureur de la mosaïque de Saint- Romain-en-Gal ^ ; la seule variante est qu'il marche à gauche, au lieu de s'avancer vers la droite. Et, de fait, il était difficile de figurer la chose autrement.
Sur cette même mosaïque, en avant du laboureur, se tient debout un homme, très légèrement vêtu, avec un panier sur le bras gauche; la main droite est élevée au-dessus de la tête : c'est le semeur qui jette au vent le grain qu'il a puisé dans la corbeille. Les anciens semaient d'ordinaire à la volée.
La moisson a été représentée plus d'une fois par le ciseau ou la couleur, par cela même qu'elle caractérise l'Été dans la figuration si fréquente des Saisons et qu'elle a pris une valeur propre dans la symbolique funéraire païenne et surtout chrétienne.
On voit sur les monuments l'application d'une méthode que les agronomes romains ont recommandée : le blé ne devait pas se couper d'après eux au ras du sol, mais seulement à mi-hauteur, ou même au-dessous de l'épi, de façon que la paille restât en place jusqu'à ce qu'elle fût brûlée ou fauchée dans une seconde opération. L'épi était donc emporté, comme un fruit quelconque, dans des corbeilles, et le chaume seul mis en gerbe. On employait aussi pourtant le procédé usité aujourd'hui ^
Moulure. — Après avoir cueilli les épis et les avoir battus, il fallait écraser le grain et le réduire en farine. Le pilon manœuvré dans un mortier fut l'instrument primitif dont on se servit, et l'on continua à s'en servir dans les maisons modestes ; mais dans les autres et chez les fabricants de pain et de pâtisserie, il fut rem-
1. Mosaïques de Gaule, 216; Lafaye, dans la Bev. arch.. 1892, I. p. 322 et suiv.
2. lîottari, Scultiire e pittare sagre, Rome, 1737, f", t. I, eu tète de la p. !• Autres scènes de moisson : Saglio, Dict. des Ant., b919 (soldats moissonnant); sarcophage d'Aunius Octavius ^^ale^ianus (plus haut, fi^. 354) ; mosaïque de Saint-Romain-en-Gal; Botlari, op. cit., pi. xi.viu et lv ; (larrucci. S/or;'a delV arle cristiana, pilture, pi. lv, etc.
OBJIÎTS 1) ALIMENTATION
placé avanta^'-cuseinent par la meule : meule à main ou meule tournée par un animal '. I.a meule à main, la plu;? simple, consiste en deux [)ièces superposées, l'une, celle du dessous, lixe, l'autre mobile et tournant sur la précédente à l'aide d'une poig^née ; la pression exercée par la [)ierre supérieure, combinée avec la friction, réduisait le blé en farine. Le spécimen dont nous donnons l'imaçe à la ii'j;. iTt) a été trouvé dans les fouilles du camp de Saalburg -.
fiii. 476. — Meule a main.
Les meules plus puissantes, celles dont on a découvert à l^ompéi de nombreux modèles en place-', présentaient un autre aspect: elles ressemblent à un sablier. Deux parties les composent : le <i;\ie meta) et le moulin \caliHus). Le g^ite alVecte la lorme d'un cône massif, .muni à son sommet d'un pivot de fer et reposant sur une base solidement lixée à terre; le moulin, essentiellement mobile, est fait de deux cavités coniques en entonnoir, opposées par le sommet; la partie supérieure recevait le i^^rain, qui s'échappait petit à petit dans la partie inférieure, emboitée sur la meta, au moyen de trous ména^^és ;ui fond du i-écipienl, et était écrasé par la rotation des deux surfaces i Kg^. 477;. J>a fariné s'amassait autour du soubassement. Parfois le moulin était surmonté d'un
1. Voir rarliciciVo/.-! dans le DicUoniiaire de Sa^lio .V. Haudrillarl ; L. Lindet, daiiH la liev. anh., 1900. I. p. 17 et stiiv. ; Hlinimei-, Technolorjie, I, p. IM et »uiv. 'avec la liste des i-epivsentati«»iis cuiiiiucs de lui .